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La contractualisation à l’européenne saluée mais accueillie avec prudence

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Si les organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont bien accueilli le compromis européen sur la contractualisation dans le secteur laitier (possibilité pour les États membres de rendre obligatoires les contrats entre les agriculteurs et les transformateurs, regroupement des producteurs, maîtrise de l’offre de fromages sous appellation), le président de leur groupe de travail lait, Henri Brichart, a tenu à souligner que les dispositions prévues ne sont pas suffisantes pour répondre à tous les défis. Il faut aussi, a-t-il dit, rendre plus flexibles les mesures de gestion des marchés, telles que l’intervention et le stockage privé, qui restent les outils les plus efficaces pour faire face aux crises. Néanmoins, dans un communiqué publié en France, il « salue l’accord » et estime qu’il va « dans le sens d’un nécessaire rééquilibrage des relations au sein de la chaîne alimentaire ». Du côté des Jeunes Agriculteurs, Jérôme Chapon, membre du CA des Jeunes Agriculteurs, estime qu’il n’y a « rien de nouveau sous le soleil par rapport à ce qu’on nous a dit depuis un an ! Monsieur Bruno Le Maire, à vous de jouer, vous ne pouvez plus reculer ou temporiser encore.  Il n’y a plus d’excuses pour mettre en œuvre le décret OP en France ! ». Pour sa part, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire se félicite de « l’introduction d’une modification du droit de la concurrence européen qui va permettre aux producteurs de négocier collectivement les prix dans le cadre d’organisations de producteurs non commerciales regroupant jusqu’à 3,5 % de la production laitière communautaire et 1/3 de la production nationale ».

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