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Politique laitière La Coopération laitière ouvre de nouvelles pistes de travail

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L’interprofession laitière (CNIEL) a entamé des débats exploratoires sur l’avenir de l’organisation de la production avec pour horizon le bilan de la Pac et surtout la sortie du régime des quotas au plus tard en 2015. Les fédérations de transformateurs ne sont pas pour l’heure sur la même ligne et la FNCL, pour le secteur coopératif, en a tiré les conséquences et décidé d’élaborer très rapidement un certain nombre de propositions sur lesquelles elle cherchera à convaincre ses partenaires de la production laitière (FNPL) et de l’industrie privée (Fnil). Les professionnels et l’administration française devront en tout état de cause trouver un consensus avant le séminaire laitier organisé par la Commission européenne le 11 janvier prochain.

Indépendamment de la négociation habituelle sur l’évolution du prix du lait payé aux producteurs, et à quelques jours de l’adoption par la France des mesures d’assouplissement de la gestion des droits à produire (dépassements de quotas) proposées par l’Office de l’élevage au ministre de l’Agriculture Cf Agra alimentation n°1989 du 04.10.07 page Une, le Cniel (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière) a mis en chantier la réflexion sur l’avenir de l’OCM lait qui sera décidé dans le cadre ou en marge de la future Pac, celle-ci devant être redéfinie, semble-t-il, à partir du second semestre 2008 sous présidence française. Lors d’une récente rencontre interprofessionnelle au Cniel, la Coopération laitière, qui avait déjà avancé en avril sur plusieurs sujets cruciaux pour « l’après-quotas » Cf Agra alimentation n° 1972 du 03.05.07 page Une, a mesuré le fossé qui s’était creusé en fait avec ses partenaires, les producteurs d’une part et surtout les industriels privés. Seul point de consensus, l’interprofession dit non à la demande de certaines capitales européennes en faveur d’une augmentation continue d’ici 2015 des quotas laitiers de chaque pays.

Un guide de la contractualisation

Conscient de la nécessité d’avoir, pendant la période transitoire avant 2015 comme après, « une OCM qui convienne aux producteurs et à leurs entreprises », le président de la FNCL, Gérard Budin (Sodiaal), a donc lancé une série de groupes de travail (sur le prix du lait, sur les zones difficiles, sur les outils de régulation privés du type marchés à terme, sur la gestion des crises, …), ceci dans le but d’affiner les idées qu’il a maintes fois lancées en faveur d’outils de contractualisation et de systèmes de double prix du lait.

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Autant l’objectif du maintien d’une économie laitière couvrant tout le territoire actuel (montagne incluse) semble partagé par les producteurs et par les coopératives, autant « les industriels se désintéressent de ce débat », regrette Bertrand de Kermel, co-directeur d’Atla et directeur de la FNCL. Pour cela, il faudrait contractualiser davantage les relations producteur/entreprise, un sujet qui va faire l’objet d’un « Guide de la contractualisation », actuellement en cours de rédaction à la fédération des coopératives. Celle-ci reviendra donc, avec le fruit de ses différents travaux, vers ses deux partenaires à une échéance assez rapprochée en espérant que cette fois le Cniel présente une plate-forme commune : l’enjeu en est la gestion des quotas jusqu’à leur remplacement (avant ou après 2015 ?) par un autre système d’organisation de la filière et de gestion des marchés.