«Rien ne justifie une hausse de cotisation », a déclaré le président de la CNDSF (Coordination nationale pour la défense des semences fermières) Jean-Louis Courtot, en conférence de presse le 14 juin. « Elle finance une création variétale pléthorique, dans une logique commerciale plus que d’amélioration », a jugé le porte-parole Jean-Pierre Fonbaustier. La CNDSF répète vouloir être représentée dans l’interprofession, signataire de l’accord. « Les semences de ferme représentent 50 % des emblavements de blé tendre », souligne l’association. Une hostilité générale chez les syndicats minoritaires. « Après la CVO blé tendre, racket sur toutes les céréales à paille », réagit la CR. Elle demande au ministre de l’Agriculture de refuser l’extension de cette cotisation volontaire, qui la rendrait obligatoire. « La sélection végétale, comme les autres secteurs économiques, doit générer ses propres profits pour se financer... et les résultats publiés annuellement montrent que ce secteur se porte très bien », souligne notamment la CR. De son côté, la Confédération paysanne « appelle le président Hollande à tenir ses promesses de campagne, à refuser de signer le décret rendant cette taxe obligatoire, et à « revoir » la loi du 8 décembre 2011 qui légalise cette forfaiture ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.