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Sur les question environnementales, la Coordination rurale dénote : « On rejette totalement la notion de pollution chimique par les nitrates et les pesticides », réagit François Lucas, vice-président du syndicat.
« Les nitrates sont nécessaires au corps humain. Et ce n’est pas la concentration de l’élevage qui provoque les marées d’algues vertes : il faut regarder du côté des phosphates des stations d’épurations, issus des lessives et de l’industrie agroalimentaire », ajoute-t-il, citant de nombreuses études scientifiques. Pour lui donc, « toutes les mesures qui sont prises aujourd’hui sont inutiles, on va embêter les agriculteurs, investir inutilement, et on aura toujours des algues vertes ».
Concernant les produits phytosanitaires, François Lucas pense que « les agriculteurs n’ont qu’une envie, c’est d’en utiliser le moins possible. Ils les utilisent contraints et forcés, parce qu’ils n’ont pour l’instant pas d’autres solutions ».
Il demande davantage « de travail de recherche sur les résistances des plantes », et qu’on « laisse le choix aux agriculteurs de faire des rotations de cultures intelligentes », critiquant l’objectif de réduction de 50% de l’utilisation des pesticides du plan Ecophyto, « décidé arbitrairement ».
Mais surtout, il pense que si les agriculteurs ne peuvent pas faire autrement, c’est parce qu’ils sont contraints par les règles d’un marché mondialisé : « On nous demande d’être compétitifs avec nos collègues du monde entier, ça ne nous laisse pas gérer la faune de façon agronomique », conclut François Lucas.
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