À l’occasion d’une réunion le 4 février avec une vingtaine de députés de diverses couleurs politiques, la Coordination rurale a présenté ses propositions pour appliquer le principe de l’article 44 de la loi Egalim (arrêt de l’importation de denrées produites avec des phytos interdits en UE), inappliqué depuis car relatif à une prérogative européenne. Outre l’étiquetage complet de l’origine des produits, y compris dans les aliments transformés, la Coordination rurale propose la création d’une « Commission importations », composée de la DGCCRF (Répression des fraudes), la DGAL (direction de l’Alimentation), l'Anses (Agence de sécurité sanitaire), des organisations agricoles et de représentants des consommateurs et des industries agroalimentaires. « Ce qu’on souhaiterait, c’est que cette commission liste de façon exhaustive tous les produits interdits en Europe et autorisés ailleurs », a expliqué à l’AFP Sophie Michaux, coordinatrice au service études de la Coordination rurale. Autre prérogative confiée à cette commission, « qu’elle puisse donner des avis avant la signature d’accords de libre-échange », selon Mme Michaux.
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