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La création d’une interprofession apicole attendue pour le 31 janvier

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Les acteurs de la filière apicole ont signé une charte d’engagement pour constituer une interprofession, a-t-on appris le 20 décembre. Elle doit être officiellement créée au 31 janvier.

Les représentants des filières apicoles (1) ont annoncé leur volonté commune de constituer une interprofession apicole dans un communiqué le 20 décembre. Concrètement, les acteurs de la filière apicole ont signé une charte d’engagement qu’ils ont adressée au ministère de l’Agriculture afin qu’il prenne acte de la structuration de la filière apicole. « Elle sera déposée officiellement pour le 31 janvier », explique Frank Alétru, président du Syndicat national d’apiculture. L’interprofession concerne les apiculteurs « professionnels ». Le seuil minimal est fixé à 50 ruches, poursuit-il. À noter que la distribution fera partie de l’interprofession, ce qui est inédit. L’assemblée générale constitutive est programmée le 29 janvier au cours de laquelle devrait avoir lieu la validation des statuts et du montant des cotisations des membres constituants.

Des raisons de plus en plus pressantes

Plusieurs raisons expliquent cette accélération pour la structuration de la filière apicole. « Les États généraux de l’alimentation et la demande de plans de filière ont en partie accéléré les choses », explique Frank Alétru. D’ailleurs, la filière apicole a, dans la foulée, travaillé à son plan de filière pour le remettre dans le cadre des EGA. Par ailleurs, il y a aussi le contexte économique. Frank Alétru résume : « La demande en miel français augmente. Pourtant, la production ne cesse de diminuer et les importations d’augmenter ».

Quatre ambitions, trois axes de travail

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Dans la charte d’engagement que s’est procurée Agra Presse, on peut lire que l’interprofession se fixe pour ambition d’être « un outil de représentation auprès des pouvoirs publics et autres institutions », « un outil de développement de la production et d’encouragement à l’installation », « un outil au service de la recherche-expérimentation » et « un outil pour valoriser et défendre l’image des produits de la ruche ». Les travaux de l’interprofession tiennent en trois axes : contribuer activement à la résolution des problèmes de production des produits de la ruche, améliorer la qualité et la traçabilité des produits de la ruche et enfin améliorer la connaissance, la transparence, et la fluidité des marchés pour une juste rémunération de l’ensemble des maillons.

(1) ADA France (Fédération nationale des associations régionales de développement de l’apiculture), Confédération paysanne, Coordination rurale, FCD (Fédération du commerce et de la distribution), FEDAPI (Fédération des coopératives apicoles de France), FFAP (Fédération française des apiculteurs professionnels), FNSEA, GPGR (Groupement des producteurs de gelée royale), SFM (Syndicat français des miels), SNA (Syndicat national d’apiculture), SNFGMA (Syndicat national des fabricants et grossistes en matériels apicoles), SPMF (Syndicat des producteurs de miel de France), UNAF (Union nationale de l’apiculture française)

Fait inédit : la distribution fera partie de l’interprofession apicole.