Crise économique mondiale, hausse des prix des denrées alimentaires, spéculation, demande croissante de biocarburant, changement climatique. Pour toutes ces raisons, le nombre d’affamés dans le monde a cessé de diminuer ces dernières années. Les récents chiffres publiés par la FAO font encore état de 870 millions de personnes souffrant de sous-alimentation chronique en 2010-2012. Les principales victimes se situent dans les pays en développement et principalement en Afrique, seule région du monde où leur nombre continue de grandir. La croissance économique « sera cruciale pour la réussite et la durabilité de la réduction de la faim », mais pas suffisante, prévient la FAO. La croissance agricole a aussi un rôle à jouer car c’est dans les pays à faible revenu que l’agriculture contribue le plus à la réduction de la pauvreté. Et, avec les niveaux de prix atteints actuellement par les matières premières agricoles sur les marchés mondiaux, certaines productions locales redeviennent rentables. Pour de nombreux pays d’Afrique, il serait plus intéressant de produire du blé plutôt que d’en importer. La flambée des cours pourrait finalement profiter aux plus démunis en relançant l’investissement agricole.
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