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Céréales La « culture raisonnée contrôlée » reconnue par le ministère de l’Agriculture

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La certification CRC a reçu le haut parrainage du ministère de l’Agriculture ce 18 janvier. L’occasion pour la coopérative de Capserval de revenir sur cette méthode de production qui a déjà séduit plus de 1 000 agriculteurs et une dizaine d’industriels en France.

Le GIE CRC a reçu le haut parrainage du ministère de l’Agriculture, a annoncé le 27 janvier Étienne Henriot, agriculteur et président du GIE CRC. En 2011, 150 000 tonnes de céréales répondant aux critères de cette certification ont été produites par plus de 1 000 agriculteurs afin d’approvisionner artisans boulangers et industriels. La culture raisonnée contrôlée est une certification qui s’applique à l’ensemble de la filière céréale et répond à plusieurs critères qu’Étienne Henriot résume ainsi : « Des céréales d’excellente qualité, une traçabilité de la parcelle agricole au consommateur, et le respect de l’environnement ». Concrètement, les céréales sont cultivées avec un minimum d’intrants, sélectionnées et déterminées selon leur impact sur la biodiversité. Afin de rester compétitifs, les agriculteurs « sont aidés par une équipe technique et des outils d’aide à la décision qui les aident en termes d’intrants, de produits de protections et de fumure », explique Jean-Luc Billard, directeur général de Capserval. En outre, « une équipe de technicien pour 50 adhérents » aide les agriculteurs dans le suivi de leur culture tout au long de la campagne. Le stockage demande également un traitement particulier pour profiter de la certification CRC. Aucun insecticide ne doit être utilisé et les grains doivent être stockés dans des compartiments fermés et ventilés à l’air naturel.

Des surcoûts effacés par la qualité

Une telle exigence sur les méthodes de productions entraîne des surcoûts en termes d’investissements et de méthodes d’exploitation. Étienne Henriot rappelle ainsi son expérience. Afin de satisfaire aux critères de stockage, il a dû mettre en place « une installation dont l’investissement a représenté 150 000 à 200 000€, tandis qu’une installation classique revient à peu près à 50 000€ ». Côté phytosanitaire, une liste a été établie, ne retenant que les produits comportant un taux de résidus extrêmement faible et un impact nul sur la biodiversité. « Nous nous retrouvons avec des intrants qui peuvent être plus onéreux », explique Étienne Henriot. Mais ces coûts de production supplémentaires sont effacés par une meilleure qualité, explique le président du GIE CRC. « Au niveau des potentiels de rendements, nous n’avons pas remarqué de décrochage particulier et nous obtenons une meilleure qualité, en protéine par exemple, grâce à l’obligation de suivi des cultures », assure-t-il. Les surcoûts se retrouvent donc dans la valorisation du produit final, d’autant plus que les boulangers et industriels versent une prime aux agriculteurs pour l’achat de blé CRC. Cette filière permet également de s’ouvrir de nouveaux débouchés. « La meunerie japonaise est intéressée par le blé CRC », a annoncé Yvon Forichet, président du Club le Boulanger. Même si, comme le rappel Etienne Henriot, « l’idée du CRC est d’avoir des circuits courts. Nous cherchons à avoir les ressources les plus proches possible, notre ambition est de rester sur le marché français et même, si possible, régional ».

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