En parcourant ce premier numéro de l’année 2021, vous brasserez beaucoup des principaux enjeux de la décennie qui vient. Le premier est bien sûr la dérive climatique. L’enthousiasme d’un chef étoilé comme Jacques Marcon nous rappelle que le reflux nécessaire de l’élevage peut faire grandir de nouvelles filières végétales françaises à forte valeur ajoutée – à condition qu’elles soient vigoureusement soutenues. Le second enjeu est celui de la réduction des produits phytos, que Bruxelles veut accélérer en subventionnant davantage la bio dans ses programmes de promotion. À mesure que l’on découvre ses bénéfices pour la santé des consommateurs et des agriculteurs, la bio pourra difficilement rester la marotte des plus aisés ou des plus anxieux d’entre nous, au risque de fracturer plus encore la société. La robotique viendra certainement en aide à la bio, en abaissant ses coûts de production, qu’il s’agisse des vignobles champenois, des grandes plaines de la Beauce, ou dans les micro-fermes permacoles. À condition que les agriculteurs y trouvent sens. La santé mentale des agriculteurs, sur laquelle la MSA accélère actuellement les efforts de recherche, avait été le sujet émergent de la décennie 2010, et ne devrait pas nous quitter pour la suivante : de grands bouleversements sont à venir, et du sentiment qu’ils auront, chacun, de participer au progrès, d’y être associés, dépendra grandement le moral des agriculteurs.
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