La baisse des prix des produits alimentaires est une tendance de fond qui se poursuit, montrent les chiffres de l'INSEE.
Les prix de l'alimentation dans la grande distribution (hors produits frais) poursuivent leur repli en octobre 2014 (-0,1 %, après - 0,2 % en septembre), explique l'INSEE dans une note du 13 novembre. Sur un an, ils reculent de 0,9 % en octobre.
Les prix des viandes baissent de 0,1 % dans la grande distribution sur un mois (-0,1 sur un an). Les produits frais font exception : selon l'indice des prix à la consommation (pas uniquement en grande distribution), leurs prix augmentent de 3,6 % en octobre, après +4,9 % en septembre. « Ce chiffre est largement imputable à la hausse saisonnière des prix des fruits frais en octobre (+8,6 % ; mais - 1,7 % sur un an) », et à une reprise des prix des légumes frais (+0,5 % ; +4,9 % sur un an) », note l'institut statistique.
« Tendance de fond »
Il y a une déflation sur les produits de grande consommation dans la grande distribution, constate Pascal Chevalier, responsable prix et enquête ménage à l'INSEE. Sur un an, les prix de l'alimentation hors produits frais, viandes et boissons dans la grande distribution reculent de 0,9 %. « C'est une baisse assez notable », selon lui.
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« Il y a une tendance de fond, on voit bien que la grande distribution tire ses prix à la baisse. L'an dernier, cela baissait déjà de 1,1% », analyse Pascal Chevalier.
Guerre des prix
La filière agroalimentaire accuse la « guerre des prix » que se livrent les enseigne de grande distribution. Le 23 octobre, lors du salon international de l'alimentation (Sial), le gouvernement avait haussé le ton. Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, y avait annoncé l'application et publication des décrets de la Loi consommation, le renforcement des contrôles de la Direction générale de la concurrence (DGCCRF). Selon Stéphane Le Foll, « on est arrivés au bout du processus » de baisse de prix, qui « n'est plus positif du tout », avait alors développé le ministre de l'Agriculture : « Les consommateurs, ce sont d'abord des salariés et la question est posée : est-ce qu'il va rester des salariés ? ».
L'Autorité de la concurrence, saisie par le gouvernement et le Sénat, rendra un avis sur les accords d'achats groupés entre enseignes de la grande distribution au cours du premier trimestre 2015. Elle doit également « réfléchir à des propositions de modifications législatives permettant de rééquilibrer les relations commerciales entre grande distribution et industrie agro-alimentaire