Le p.-d.g. de Panzani (groupe espagnol Ebro Puleva), Guy Callejon, a assuré qu’il n’était « pas question de délocaliser» l’usine de Marseille mais de la « rendre viable », a indiqué le préfet de région Christian Frémont, rapportant des propos tenus lors d’une table ronde en préfecture à laquelle participaient également des représentants des salariés et des élus locaux. L’usine de pâtes sèches Panzani de Marseille est sous le coup d’un plan social annoncé en avril qui prévoit 68 suppressions d’emplois sur 225. Le p.-d.g. de Panzani a néanmoins fait état de son souci de « rééquilibrer ses productions entre le nord (Nanterre) et le sud (Marseille) de la France ». Le préfet a également annoncé la création « rapidement d’un comité de pilotage qui va surveiller la mise en place des mesures annoncées par le p.-d.g. assurant la pérennité du site ». Sur les 68 suppressions d’emploi prévues, « 6 départs ont déjà eu lieu, 30 autres départs d’âge sont prévus d’ici 2008. Pour les 32 salariés restants, la direction propose 18 reclassements en interne et 14 départs avec aide au reclassement », a précisé M. Gallo, délégué CGT de l’usine.
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« Il y a de grosses inquiétudes sur l’emploi dans l’agroalimentaire dans le département», a affirmé Serge Bonetti, responsable régional de la fédération CGT de l’agroalimentaire. Quelque 57 suppressions d’emplois sont prévues à l’usine de production de thés et d’infusions Lipton et Elephant (groupe Unilever) de Gémenos et des menaces pèsent sur les Moulins Maurel (85 emplois) et sur l’entreprise Sucre Saint-Louis (240 emplois).