La demande de biomasse-énergie augmentera à l’horizon 2040 en valeur absolue, mais sa part dans le bouquet des énergies stagnera, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui rendu le 28 décembre son rapport annuel.
La demande de biomasse-énergie devrait passer de 26,2 millions d’équivalent-barils de pétrole par jour en 2013 à 33,6 en 2030 puis à 38,1 en 2040, soit une croissance de 1,4% par an, pronostique l’Opep.
Mais la part de la biomasse devrait rester à 9,8% de part de marché des énergies jusqu’en 2030, pour s’éroder à 9,5% en 2040. Un tassement qui devrait s’expliquer par le basculement des combustibles traditionnels (bois pour la cuisson des aliments) dans les pays en développement vers les combustibles commerciaux. Dans ces pays, la part de la biomasse déclinerait de 15% en 2013 à 10% en 2040.
La part du gaz passera de 22,1% à 27,9%, la plus forte part, détrônant le pétrole. Le plus fort taux de croissance devrait être celui des « autres énergies renouvelables » (hydraulique, éolien, solaire) que la biomasse : +7,6% par an.
Ces projections de l’Opep ont été démontées sans ambages dans la presse anglo-saxonne, car jugées trop optimistes pour la consommation de pétrole. Citant une étude de Goldman Sachs, l’éditorialiste Ambrose Evans-Pritchard, du Daily Telegraph, souligne que le véhicule électrique connaîtra une progression fulgurante. L’auteur termine l’article par la célèbre citation du Sheikh Ahmed Zaki Yamani, ministre saoudien du Pétrole de 1962 à 1986, qui déclarait : « Le pétrole restera dans le sol. L’Âge de pierre n’a pas pris fin du fait d’un manque de pierres ».
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