Réagissant à la divulgation du projet européen sur les phytosanitaires, l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes) a estimé que «la disponibilité des nouveaux produits pour les agriculteurs sera retardée d’au moins 3 ans». Un retard qui sera provoqué par les modalités de la nouvelle directive 91/414. De plus, les investissements en recherche et développement diminueraient et «un grand nombre de substances risquent de disparaître du marché sur des décisions arbitraires basées sur des critères d’exclusion qui prennent en compte le danger et non le risque». Prendre le critère du danger, selon l’UIPP, conduit à ne pas tenir compte des modes d’exposition et de protection et donc à être plus sévère qu’en prenant le critère du risque. D’où, selon les industriels, «moins de solutions agronomiquement performantes et respectueuses de l’environnement, davantage d’impasses agronomiques, des problèmes croissants de résistance. » En revanche, l’Union des industriels de la phytopharmacie est plutôt favorable au projet de directive sur l’utilisation durablee des pesticides. Elle estime que ce qui est prévu est en cohérence avec les actions initiées depuis plusieurs années comme Adivalor (collecte volontaire des déchets) ou les bassins Versants. Pour leur part, les producteurs de grandes cultures avaient exprimé des avis plutôt favorables, lors du sommet du végétal, sur la révision en cours de la directive 91/414.
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