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Prix La distribution sera très vigilante pour les contrats 2011

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Relativement confiante dans la consommation, qui a résisté l’an dernier, la grande distribution s’inquiète néanmoins de l’impact que pourraient avoir les hausses de matières premières. Les distributeurs négocient actuellement avec les industriels les prochains contrats annuels et s’emploient à ce que « les prix bougent le moins possible », a déclaré à la presse Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Actuellement, les industriels demandent aux distributeurs des hausses « entre 5 et 8% », a-t-il précisé, soulignant que « ce n’est pas ça qui sortira évidemment » pour le consommateur. Sans doute la négociation des tarifs de 2011 est rendue plus difficile par la hausse des prix des matières premières, « notamment agricoles », et particulièrement celle des prix des céréales qui aura un impact sur les prix des produits des élevages. Les enseignes « sont prêtes à accepter des hausses, mais seront très vigilantes », selon Jérôme Bédier. « Nous nous battrons becs et ongles pour nos clients ».
En 2010, déjà la grande distribution a joué son rôle de modération puisque « les prix de la grande consommation ont continué à baisser », tandis que le pouvoir d’achat augmentait de 1,3%, a indiqué le président Bédier. La consommation « s’est bien tenue, même avec l’environnement climatique de décembre ».
Le président de la FCD a exprimé aussi ses réticences sur la façon dont va s’appliquer la contractualisation prévue par la loi de modernisation agricole. Pour lui, il faudrait « laisser jouer le marché », et « fixer une borne à la hausse qui évite au fournisseur de faire des surprofits, et une borne à la baisse pour que le distributeur accepte un minimum de solidarité avec le producteur ». Pour fixer un tel cadre, Jérôme Bédier ne croit pas aux contrats types : « Ce que ne doivent pas être les interprofessions », c’est des instances « qui réglementent les prix, les marges et qui disent comment rédiger les contrats ».
Il s’est toutefois inquiété du nombre de taxes que doit payer le secteur. « Mesure après mesure, on finit par pénaliser fortement la consommation », a-t-il estimé, a fortiori à « un moment où la concurrence est très vive, (et où) internet prend des parts de marché ».

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