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Budget 2013 La dotation de la politique de cohésion divise les Vingt-sept

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Onze États membres ont défendu le 15 mai l’augmentation des fonds pour la cohésion (aides structurelles) proposée par la Commission européenne dans le projet de budget 2013 de l’UE. Une mesure contestée par les pays les plus « riches » qui refusent d’augmenter leurs contributions à la caisse commune.

«Le projet de budget 2013 propose une forte augmentation des paiements pour la politique de cohésion et nous soutenons cette augmentation justifiée et absolument nécessaire », soulignent la Bulgarie, l’Estonie, la Croatie (qui deviendra membre de l’Union le 1er juillet 2013) , la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Roumanie et la Slovaquie dans une déclaration commune présentée au cours du premier débat des ministres des finances des Vingt-sept sur le budget communautaire de l’année prochaine. « Toute coupe dans les paiements pour cette politique serait contraire aux besoins réels », expliquent-il.
La Commission européenne suggère de consacrer, en 2013, 48,9 milliards d’euros aux politiques de cohésion (qui visent à réduire l’écart de développement entre régions), soit une augmentation de 5,1 milliards par rapport à 2012, sur un budget total de 138 milliards d’euros pour les dépenses en 2013, soit une hausse de 9 milliards d’euros (+ 6,8%).
L’initiative des signataires de la déclaration a été soutenue par l’Italie, la Grèce, la Belgique, la République Tchèque, la Slovénie et l’Irlande.
Ces pays se sont ainsi opposés au bloc des contributeurs nets mené par le Royaume-Uni avec l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Finlande et l’Autriche, hostiles à toute hausse du budget communautaire en période de crise.  
La Commission européenne espère que l’élection du socialiste François Hollande à la présidence en France va modifier la position française dans ce débat. « La France était juste derrière le Royaume-Uni dans l’intransigeance, et nous avons l’espoir que cela change maintenant », a ainsi confié un haut responsable européen.

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