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Faim dans le monde La FAO et les ONG demandent aux pays riches de tenir leurs engagements

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La faible mobilisation des chefs d’Etat et de gouvernement, à l’approche du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tient à Rome du 16 au 18 novembre, est une « tragédie » selon les ONG qui dénoncent l’absence du président des Etats-Unis, Barack Obama et de la plupart des membres du G8. La France, représentée par son ministre de l’agriculture Bruno Le Maire, devait présenter avec le Brésil une initiative conjointe pour la régulation des marchés agricoles mondiaux.

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, le pape Benoît XVI, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président zimbabwéen Robert Mugabe étaient attendus, du 16 au 18 novembre, par le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, dans la capitale italienne pour un nouveau Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. « Nous devons de toute urgence dégager un large consensus sur l’éradication totale et rapide de la faim dans le monde », a fait valoir le secrétaire général de la FAO, pour souligner l’importance de cette rencontre.
A cette occasion, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon devait inviter les dirigeants de la planète à faire progresser simultanément les négociations sur la sécurité alimentaire et le réchauffement climatique, « étant donné l’étroite relation » entre les deux sujets. Il devait demander aux pays les plus riches de confirmer les engagements pris à L’Aquila (Italie), lors du Sommet du G8, de consacrer 20 milliards de dollars à lutter contre le fléau de la faim.

Inquiétudes des ONG quant aux financements
Pour sa part, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, devait souligner l’importance de pérenniser le financement, de mieux cibler les investissements pour améliorer l’approvisionnement à long terme tout en améliorant la gouvernance. Il devait être accompagné, à Rome, par la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, et par son homologue en charge du développement, Karel De Gucht.
A la veille du Sommet, les ONG, dont Médecins sans frontières ont fait part de leur inquiétude quant au respect par les pays riches de leurs engagements financiers, l’absence des dirigeants du G8, à Rome étant perçue comme un mauvais signal.
De son côté, le ministre français de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a fait savoir, le 12 novembre, qu’il présenterait, lors du Sommet, une initiative conjointe avec le Brésil en faveur de la régulation des marchés agricoles mondiaux. « Cette initiative commune vise à apporter la preuve de la détermination de la France et du Brésil à mettre en place une régulation mondiale », a-t-il indiqué, précisant qu’il s’agissait de « la stabilisation des prix agricoles », de la « lutte contre la prédation et la spéculation sur les terres agricoles », et de la nécessité de favoriser le développement agricole dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

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