L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont dénoncé le 19 juillet des « faiblesses et incidents dans les systèmes de sécurité sanitaire des aliments », exhortant les pays « à se montrer plus vigilants ».
La FAO et l’OMS « invitent instamment tous les pays à renforcer leurs systèmes de sécurité sanitaire des aliments et à se montrer beaucoup plus vigilants à l’égard des producteurs de denrées alimentaires et de ceux qui en font le commerce ». « Des incidents récents en matière de sécurité sanitaire des aliments, tels que la découverte de mélamine, une substance chimique à usage industriel, dans des aliments pour animaux et des farines pour poissons, ou l’utilisation non autorisée de certains médicaments vétérinaires en aquaculture intensive, peuvent avoir des effets sur la santé », rappellent les deux organisations.
« Au cours des 12 derniers mois, jusqu’à 200 incidents de sécurité sanitaire des aliments en moyenne par mois ont fait l’objet d’enquêtes de l’OMS et de la FAO », regrettent-elles.
Législations dépassées, systèmes de contrôle fragmentés
« Les pays ne pourront conserver leur part d’un marché mondialisé de l’alimentation et la confiance des consommateurs que s’ils appliquent des normes internationales de qualité et de sécurité sanitaire des aliments », a estimé le directeur de la division nutrition et protection du consommateur de la FAO, Ezzeddine Boutrif.
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Les maladies diarrhéiques à elles seules, dues principalement à des aliments ou une eau insalubres, tuent 1,8 million d’enfants chaque année, selon la FAO et l’OMS.
« La législation en matière de sécurité sanitaire des aliments dans de nombreux pays en développement est souvent incomplète ou dépassée. La responsabilité de la sécurité sanitaire des aliments (…) est souvent répartie entre plusieurs institutions et les laboratoires manquent de matériel et de fournitures essentiels », déplorent la FAO et l’OMS.
« De nombreux pays développés connaissent une situation analogue, avec des systèmes de sécurité sanitaire des aliments fragmentés », assurent-elles, ajoutant que « les autorités nationales de la sécurité sanitaire des aliments devraient se montrer plus vigilantes ».