La Fédération des entreprises et entrepreneurs de France profite de l’élection présidentielle pour faire progresser ses idées. Les candidats ont rencontré la Feef qui vise aussi le grand public avec la publication, par Dominique Amirault, d’un livre : Pour une république des citoyens entrepreneurs.
À moins de deux mois du premier tour de la présidentielle, la Feef fait entendre sa voix. Pour cela, son président Dominique Amirault a pris son bâton de pèlerin et a rencontré les principaux candidats à l’élection. « Chaque candidat nous a reçus et écouté, et s’est montré attentif à notre discours, y compris ceux qui se situent aux extrêmes, ce qui m’a surpris », explique Dominique Amirault, en marge d’une rencontre avec la presse le 8 mars. « J’espère que nos propositions seront reprises », poursuit le président. L’action de lobbying de Dominique Amirault auprès des politiques est complétée par la publication d’un livre aux éditions Tallandier destiné au grand public : Pour une république de citoyens entrepreneurs. La Feef a pu mettre en place un tel dispositif en 2017 grâce à une montée en puissance de l’association contrairement à 2012, époque à laquelle ses moyens étaient bien plus limités.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Je suis révolté par la confiscation du discours sur l’entreprenariat par des personnes qui n’ont jamais été entrepreneur », déclare Dominique Amirault, pour expliquer sa démarche. Ce dernier plaide pour redonner le pouvoir aux entrepreneurs, et pour que ces derniers trouvent par eux-mêmes les solutions, sans passer automatiquement par la loi. Il dénonce aussi l’accaparement de la sphère politique par des "politiciens" déconnectés du terrain économique. Il faut aujourd’hui libérer les hommes dans l’entreprise, libérer les relations commerciales, et les relations politiques et citoyennes. A l’adresse du futur président de la République, la Feef a mis au point ses 10 principales revendications, à chaque fois détaillées sous forme de décisions très précises : renforcer les capitaux propres et encourager les investissements (en réduisant par exemple la fiscalité pesant sur les investissements dans les PME), soutenir la trésorerie des PME, assurer l’équité fiscale, favoriser la création d’emploi, encourage l’innovation, définir l’entrepreneur indépendant, assainir et fluidifier les relations commerciales, retrouver une concurrence saine (en renforçant les pouvoirs de l’autorité de la concurrence et de la DGCCRF, simplifier les réglementations et assurer la stabilité législative.