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Spiritueux La FFS déplore les conséquences négatives de la guerre des prix et des promotions

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La filière française des spiritueux se porte bien : le marché intérieur est stable, porté par une tendance à la montée en gamme, et le chiffre d’affaires à l’exportation a dépassé pour la première fois les 4 milliards d’euros. À noter que sur les performances du cognac, qui représente 70 % de la valeur des exportations (3 milliards d’euros) et réalise de nouveau une année record aussi bien en volume (+8,7 %) qu’en valeur (+10,8 %) ne sont pas étrangères à ce dynamisme. Mais « tout irait bien s’il n’y avait pas la guerre des prix », a indiqué Michel Gayraud, président de la Fédération française des spiritueux (FFS), le 3 juillet lors d’une conférence de presse sur l’économie du secteur. En effet, 23 % des ventes de spiritueux produits en France écoulés en grande distribution sont réalisées sous promotions. Soit 2 points de plus qu’il y a deux ans. Une situation « défavorable au développement de nos entreprises », a poursuit ce dernier.

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En 2017, les ventes en grande distribution (GMS), qui représentent 90 % des volumes, sont restées stables à 279 millions de litres, pour une valeur de 4,76 milliards d’euros, soit -0,4 % en volume et +0,4 en valeur, a encore indiqué la FFS. Les ventes en cafés-hôtels-restaurants (CHR) ont repris en 2017, avec une hausse de 1,6 % de la consommation en volume, contre une baisse de 3,5 % en 2016 grâce à "l’univers du cocktail, qui dynamise les ventes", selon la Fédération. "On observe donc également sur ce circuit la progression des volumes de gins (+18 %), des amers (+15 %) et des liqueurs (+6 %)", souligne la Fédération qui ne communique pas les ventes en valeur pour le CHR.