«Il ne faut pas tuer la filière de l’éthanol agricole», a plaidé le 11 mai Dominique Ducroquet, président de la CGB (Confédération des planteurs de betteraves). Selon lui, l’Europe produit actuellement 4 millions d’hectolitres d’éthanol alors que les négociations Europe-Mercosur impliqueraient un droit d’accès en Europe de 10 millions d’hectolitres pour les produits brésiliens. Le président de la CGB conteste vivement l’argument de la Commission de Bruxelles selon lequel, pour incorporer 5,75% d’éthanol dans l’essence d’ici 2010, l’agriculture européenne n’est pas en mesure de produire suffisamment. «On sait faire, mais qu’on nous en donne le temps !» dit-il. Pour expliquer le fait qu’on ne produit encore que 4 mhl, Dominique Ducroquet invoque le fait que la défiscalisation n’a pas été suffisamment au rendez-vous tandis que la recherche publique française s’est orientée vers d’autres objectifs en matière d’énergie, comme le nucléaire. Aujourd’hui, « si on ne fait rien, ce sont les Brésiliens qui contrôleront cette filière », prévient-il. Le président de la CGB se veut cependant optimiste sur ce dossier. L’ensemble des producteurs concernés (céréaliers, betteraviers, maïsiculteurs, producteurs d’alcool) en ont appelé à la Commission dans un communiqué le 11 mai pour qu’elle change ses projets dans ce domaine.
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