La filière blé dur a lancé un communiqué de presse alarmiste le 8 octobre, pointant une chute des surfaces de près de 25 % sur trois ans dans la zone dite traditionnelle (Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Paca et Drôme-Ardèche). Selon Agreste, la production sur la dernière campagne, à 1,75 million de tonnes, s’est effondrée de 26% par rapport à l’an passé, passant largement sous la barre des 2,2 millions de tonnes de 2010/2013. Les industriels semouliers et pastiers s’approvisionnent largement dans cette zone traditionnelle, d’où l’inquiétude de la filière, qui réclame des soutiens couplés dans le cadre de la Pac pour « pouvoir préserver la culture du blé dur de ces zones fragiles, garantir la pérennité du revenu des producteurs et éviter la volatilité de cette matière dans un marché étroit. » Pour les représentants de la filière, « dans ces régions, le rendement, limité par le climat méditerranéen, ne permet pas à lui seul de supporter les charges inhérentes à la culture du blé dur ». Pour rappel, la filière blé dur est représentée par l’association Blé dur Méditerranée (BDM), le Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France (Sifpaf), le Comité français de la semoulerie industrielle (CFSI) et l’Union française des semenciers (UFS).
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