À l’occasion d’une conférence de presse le 5 février, l’Union nationale interprofessionnelle cidricole (Unicid) a annoncé qu’elle allait lancer en mars une étude sur la consommation avec FranceAgriMer. Les résultats, attendus avant l’été, doivent aider à poursuivre les efforts sur la désaisonnalisation : « Nous désirons aller vers d’autres moments, car la grande distribution cantonne les mises en avant à la période de la Chandeleur et de l’Épiphanie », a expliqué Jean-Louis Benassi, directeur d’Unicid. L’interprofession réfléchit à développer un nouveau moment : « Le mois de mai, quand nos vergers sont en fleur, par exemple. Il s’agirait aussi de mettre en avant le dynamisme des producteurs qui lancent de nouvelles offres », complète-t-il. Il y a aussi le défi d’augmenter les volumes achetés : avec 675 000 hectolitres consommés en 2023, la filière n’a pas retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire (775 000 hectolitres en 2019).
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Par ailleurs, la filière attend toujours les nouvelles normes européennes de commercialisation (voir Agra Presse hebdo du 26 juin 2023). Celles-ci pourraient autoriser l’appellation « cidre » pour des mélanges à 50 % de pommes. L’Unicid prône 100 % de pommes. « La France est seule à défendre cette position, reconnaît Thomas Pelletier, président. L’Espagne, aussi concernée, pourrait accepter des cidres à 50 %. Nous sommes face à dilemme car la première mouture des normes prévoyait d’autoriser des produits ne contenant que 5 % de pommes ». La filière attend aussi la parution du nouveau décret français encadrant les allégations (fermier/artisanal, brut/sec…), « bloqué au niveau du Secrétariat général du gouvernement, pour des raisons qui nous échappent », s’est interrogé Thomas Pelletier.