Abonné

La filière de l’agroéquipement appelée à bâtir un plan stratégique

- - 2 min

Didier Guillaume a appuyé, le 24 février au Salon de l’agriculture, les travaux sur un plan stratégique dans l’agroéquipement. « Il faut développer une vraie filière, un vrai plan stratégique d’agroéquipement en France », a-t-il déclaré lors d’une conférence dédiée sur le stand du ministère de l’Agriculture. Ce secteur est, d’après lui, « majeur pour notre souveraineté alimentaire ». Jean-Marc Callois, délégué ministériel aux entreprises agroalimentaires, a expliqué que l’État et les professionnels de l’agroéquipement doivent « lancer maintenant une réflexion […] pour bâtir une stratégie commune ».

Depuis fin 2019, les différents acteurs planchent sur un comité stratégique de filière, signale-t-on chez Axema (industriels). L’objectif est d’établir une feuille de route en vue du prochain Sima en novembre. « Qui dit comité stratégique de filière dit engagements conjoints, du gouvernement et de la profession, pour développer la filière de l’agroéquipement, explique le DG d’Axema Alain Savary. On va travailler sur les normes, la formation, l’export. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Lors de la conférence au Sia, le président d’Axema Frédéric Martin a par ailleurs remis sur la table l’idée d’un suramortissement pour une partie de l’agroéquipement, à savoir « toutes les options qui permettent la transition agroécologique ». Il espère voir les parlementaires l’adopter dans la loi de finances pour 2021, après le rejet d’amendements en ce sens les deux années précédentes. « Aidez les agriculteurs, pas à payer l’ensemble de la machine, […] mais tout ce qui est optionnel, permettant entre autres la transition écologique », a insisté Frédéric Martin. Et de citer comme exemple des pulvérisateurs, dont l’utilisation permet de réduire les phytos de 30 à 90 % selon les parcelles. Existent aussi de nouvelles motorisations qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre, des semoirs « intelligents » qui favorisent la conservation des sols, d’après lui.

« L’agroéquipement est majeur pour notre souveraineté alimentaire », selon Didier Guillaume