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Filière équine La filière française exige le nom des coupables et des sanctions

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Quelques jours après la révélation de mouvements suspects dans la filière des chevaux de selle pour abattage, la filière équine française, réunie à Paris le 5 septembre, attend le nom des coupables et des sanctions exemplaires.

«Il est intolérable que tous les trois mois, on ait un nouveau scandale qui entache une filière plus que fragile », a déclaré Eric Vigoureux, président de la Fédération hippophagique et représentant de la filière équine d’Interbev (interprofession bétail et viandes), le 5 septembre lors d’une conférence de presse. Après la crise du « horsegate », la filière équine doit faire face à un nouveau scandale, celui du trafic de chevaux. « On n’attend qu’une chose, c’est la dénonciation des coupables et des sanctions exemplaires », dénonce Marianne Dutoit, présidente de la Fédération nationale du cheval (FNC). Pour rappel, le 29 août dernier, la Coordination rurale et la Fédération nationale des éleveurs professionnels d’équidés (FNPE) révélaient l’existence d’un réseau mafieux belge et néerlandais qui serait parvenu à introduire frauduleusement quelque 3 000 chevaux dans les circuits d’abattage. Sur ce chiffre, Yves Berger, directeur général d’Interbev (interprofession bétail et viandes), est « très sceptique ». Il rappelle que la France abat chaque année 16 000 chevaux. « Il est impossible que 3 000 chevaux soient ainsi passés en fraude dans la chaîne alimentaire et surtout, s’ils y sont passés, c’est qu’ils étaient propres à la consommation », affirme Eric Vigoureux.
Concernant la qualité sanitaire de la viande, la Direction générale de l’alimentation a affirmé qu’il n’y avait aucun problème. La filière équine a fait un point sur la qualité du système de traçabilité en France. « Chaque cheval doit avoir une puce fixée sur l’encolure dans les semaines qui suivent sa naissance. Les contrôles sanitaires et vétérinaires sont réguliers», soutient la FNC. En attendant la suite de l’enquête, la filière est inquiète, un grand groupe français a déjà annoncé qu’il n’abattrait plus de chevaux. Pourtant, les professionnels rappellent que les éleveurs sont en difficulté, notamment par manque de débouchés.

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