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La filière laitière investit mais reste prudente

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Les éleveurs laitiers « retrouvent une propension à augmenter les investissements matériels», apprécie Marcel Denieul, éleveur laitier et président de la section lait de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) de l'Ille et Vilaine. La hausse des prix du lait a en effet permis à une partie des éleveurs de renforcer leur trésorerie sur la campagne 2011/2012. Ce surplus de capital leur a ainsi donné la possibilité d’investir « tant en matériel qu’en bâtiment ». Une tendance confirmée par Lely, le leader mondial du système de traites automatisées. « La politique des quotas a bridé les éleveurs, alors que la Hollande et le Danemark en ont profité pour se spécialiser, maintenant la France rattrape son retard », assure Hervé Celard, directeur de la communication de l’entreprise. Entre la concentration des exploitations qui s’accélère en France et la perspective de la fin des quotas laitiers en 2015, les intentions d’investissements devraient donc exploser, selon lui. Et pourtant, tout le monde ne se laisse pas séduire par de nouveaux investissements. « Les producteurs ont intégré que les prix allaient faire le yoyo», rappelle Gérard Durand, éleveur laitier en Loire-Atlantique, et secrétaire national à la Confédération paysanne. « Ceux qui ont pu refaire leur trésorerie préfèrent la placer sur des comptes rémunérateurs afin d’être protégés en cas de nouvelles crises », dit-il. Et les centres de gestion tempèrent effectivement les envies d’investissements tous azimuts. « Ils ont envoyé des signaux pour que les éleveurs modèrent les investissements, et se focalisent un peu plus sur la sécurité de leur trésorerie », confirme Marcel Denieul.

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