Abonné

La filière naissante du cornichon français pourrait revoir ses objectifs à la baisse

- - 2 min

Relancée il y quatre ans sous l’impulsion de la marque Jardin d’Orante (groupe Reitzel), la petite filière du cornichon français pourrait être malmenée par l’épidémie de coronavirus. « Le contexte lié au Covid-19 pourrait pousser la PME et ses producteurs à redimensionner les cultures si les bras venaient à manquer », a indiqué l’entreprise dans un communiqué le 20 avril. Interrogée par Agra Presse, la responsable filières et développement de la marque, Léopoldine Mathieu, a ajouté que « les producteurs ont jusqu’à début mai pour prendre leur décision sur le dimensionnement des parcelles en fonction de la disponibilité des cueilleurs ». Avant le début du confinement, Jardin d’Orante tablait sur 20 ha de plantation chez 12 producteurs pour une récolte totale de 300 tonnes. Mais les agriculteurs, qui doivent lancer leur culture en mai, redoutent de manquer de cueilleurs pour la récolte début juillet. Or, le cornichon français est particulièrement gourmand en main-d’œuvre, puisqu’il nécessite « entre 18 et 21 cueilleurs » pour 1,5 ha de culture, selon le communiqué. « Une baisse de production semble inévitable mais il est encore trop tôt pour en connaître le pourcentage », a précisé Léopoldine Mathieu. « La culture du cornichon n’est heureusement pas la culture majeure de chaque exploitation, donc même avec une baisse de la production, les exploitations de nos partenaires ne sont pas mises en danger. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.