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Filière porcine La filière porcine française prépare sa restructuration post-2012

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Une baisse de 10% de la production porcine française : ce pourrait être le résultat de la mise aux normes des bâtiments de truies gestantes. La filière porcine travaille pour soutenir la production et la consommation.

«Nous travaillons sur un dispositif d’aides à la restructuration pour l’après-2012 », a expliqué Jean-Michel Serres, président de la FNP (Fédération nationale porcine), lors d’une conférence de presse qui se tenait à Paris le 22 février. Et pour cause, la mise aux normes bien-être animal des bâtiments d’élevage doit être terminée au 1er janvier 2013. Et selon les estimations, 10 à 12% des éleveurs arrêteront leurs activités faute de pouvoir faire les travaux nécessaires. Mis à part les cessations d’activité prévues, la conjoncture est marquée par un recul de la production : les prévisions tablent sur une baisse du cheptel reproducteur en 2012. La mise aux normes sera soumise à une conjoncture économique et financière difficile. De fait, l’enveloppe budgétaire pour le dispositif d’aides à la mise aux normes devrait s’élever à 15 millions d’euros pour 2012. Cependant, le montant doit être fixé le 22 mars prochain lors du conseil d’administration de FranceAgriMer. « Ce serait insuffisant. Nous aurions besoin du double », explique Jean-Michel Serres.

Soutenir la production nationale

De fait, les capacités d’investissements des éleveurs de porcs sont à améliorer. C’est pourquoi un des enjeux pour la filière est la sécurisation du revenu agricole. Assurer le maintien du prix du porc et maîtriser les coûts de production est une préoccupation majeure. « Début 2012, le prix du porc est très encourageant », poursuit Jean-Michel Serres. Il s’agit d’assurer un revenu aux éleveurs et de soutenir la compétitivité de la filière. Les professionnels misent également sur la performance technique des élevages français (productivité par truie, indice de consommation). Selon Jean-Michel Serres, « les performances techniques des élevages français sont en tête de groupe mondialement ».
Par ailleurs, la consommation nationale doit être stimulée. « La balance commerciale est déficitaire en valeur », regrette Jean-Michel Serres. Fin 2011, la recrudescence des exportations vers les pays tiers avait tiré les prix vers le haut. Mais selon FranceAgriMer, le déficit de la balance vis-à-vis de l’Union européenne est de 139 millions d’euros (viandes, préparations, conserves) en 2011. Parallèlement, la consommation de viande de porc en France diminue : -1,9% en 2011. La marque VPF (viande porcine française) a été développée pour accompagner la reprise de la consommation.

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