SpiritsEurope, le lobby de l'industrie des boissons spiritueuses de l'UE, se félicite que la Commission européenne ait demandé l'inclusion et l'extension de la liste des indications géographiques des spiritueux dans le cadre des négociations en cours sur le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement).
SpiritsEurope, le porte-voix de l'industrie européenne des boissons spiritueuses, se dit heureux qu'un premier examen substantiel a été mené, lors du douzième round de négociation sur le TTIP (22 au 26 février 2016, ndlr), notamment sur le chapitre agricole, lequel a permis d'identifier les domaines clés de convergence et de divergence entre l'UE et les Etats-Unis. Dans ce contexte, SpiritsEurope salue le fait que la Commission européenne ait indiqué son intention d'inclure des dispositions réglementaires sur les boissons spiritueuses en se fondant sur les accord s bilatéraux existants, lesquels accord s couvrent - entre autres - la protection des appellations des boissons spiritueuses européennes et américaines. « Nous nousfélicitons de l'inclusion d'un chapitre spécifique sur les boissons spiritueuses qui reflète la proposition conjointe que nous avions mis en avant avec notre homologue américain, Discus » (Distilled Spirits Council of the USA, ndlr), a indiqué Paul Skehan, le directeur général de SpiritsEurope. Celui-ci s'est réjoui également du fait que la proposition de texte de l'UE dans le cadre d'un chapitre spécial sur les « vins et les boissons spiritueuses » du TTIP demande l'inclusion et l'extension de la liste des indications géographiques relatives aux boissons spiritueuses ».
En effet, une liste de 22 autres appellations de boissons spiritueuses de 16 pays différents, dont la France, a été proposée par les négociateurs de la Commission européenne lors du douzième round de négociations sur le TTIP. Parmi ces appellations, citons pêle-mêle, le rhum de la Martinique (France), la vodka polonaise, la vodka suédoise, le vinars murfatlar roumain, le zivania chypriote, la grappa italienne ou encore le palinka hongrois. SpiritsEurope se félicite également que le projet de texte de la Commission comprenne la mise en place d'une « commission sur le commerce des vins et des boissons spiritueuses » qui surveillera la mise en œuvre de ce chapitre. « Ceci est une grande amélioration par rapport à la situation actuelle », considère Paul Skehan, lequel ajoute que « ces initiatives de la Commission européenne offrent ainsi des conditions commerciales stables et prévisibles grâce à un cadre juridique complet ».
UN FUTUR ACCORD SUR LE TTIP BIENVENU
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Le lobby de l'industrie des boissons spiritueuses de l'UE dit « soutenir fermement » les négociations sur le TTIP car, dit-il, « celui-ci envoie un signal positif aux parte-naires commerciaux de l'UE ». Même si les États-Unis constituent, soutient-il, « un marché mature pour l'industrie européenne des spiritueux, « l'accord de libre-échange en cours de négociations entre l'UE et les Etats-Unis peut aider à renforcer et à accroître le réseau commercial qui est déjà en place, au bénéfice des deux partenaires ». Les États-Unis représentent en effet le plus grand marché extérieur pour les spiritueux européens. En 2013, la valeur des exportations de spiritueux vers les États-Unis a représenté un total de 3,34 milliards d'euros, alors que les spiritueux américains exportés vers l'Europe ont représenté un total de 719 millions d'euros.
Selon Eurostat, l'Office de statistiques de l'UE, les exportations de boissons spiritueuses européennes vers le marché américain ont augmenté de 74 % depuis l'année 2000. En 1994, l'UE et les États-Unis ont conclu un accord bilatéral sur la « reconnaissance mutuelle des spiritueux et des boissons spiritueuses ». L'accord garantit la protection, d'un côté, de six appellations de boissons spiritueuses européennes (whisky écossais, whiskey irlandais/Irish whisky, cognac, armagnac, calvados, brandy de Jerez) et, de l'autre, de deux appellations américaines : le Tennessee whiskey et le bourbon whiskey. Cependant, depuis 1994, l'UE s'est élargie à 28 pays. De nouvelles indications géographiques ont été ajoutées à la liste de l'UE et ne sont donc actuellement pas reconnues par les États-Unis, par exemple la vodka polonaise, l'Irish Cream irlandais ou encore la vodka lituannienne