La filière sucre de la Réunion n’a pas caché sa satisfaction de l’issue des négociations sur le règlement sucre pour la période 2006-2014, lors du Salon de l’agriculture le 27 février.
«Nous revenons de loin », avoue Guy Dérand, président de la Chambre d’agriculture de la Réunion. Pour l’île de la Réunion, maintenir une activité autour de la canne à sucre, c’est préserver 12 000 emplois directs et indirects, ce qui est considérable. La fusion des quotas A et B va se traduire par une augmentation du quota de production des sucreries de la Réunion, passant de 294 000 tonnes à 338 000 tonnes. De plus, les Dom continueront à bénéficier du principe d’aides à l’écoulement de leur sucre, dont la baisse des prix sera globalement compensée à 100 %, selon des modalités à définir entre l’Etat et les professionnels.
Prudence vis-à-vis de Bercy
« Nous sommes satisfaits du calcul de la compensation pour les Dom et de l’autorisation donnée par Bruxelles pour que l’Etat français puisse compléter cette compensation », a précisé Xavier Thiéblin, président du syndicat des fabricants de sucre de la Réunion. De plus, la Réunion a été exonérée du paiement de la cotisation pour le fonds de restructuration, ce qui va permettre d’atténuer la baisse du prix du sucre. Xavier Thiéblin garde tout de même une inquiétude vis-à-vis de Bercy : « Je ne voudrais pas perdre à Paris ce que nous avons gagné à Bruxelles en terme de mise en application du système de compensation », commente-t-il. La dernière ligne droite est pour juin 2006.
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La bonne issue pour la Réunion du règlement sucre devrait se traduire par le lancement de grands travaux d’acheminement de l’eau d’est en ouest, à la fois pour l’irrigation et pour l’eau potable. « Nous avons l’ambition d’irriguer 7 000 ha à terme, alors qu’actuellement 2 000 ha sont irrigués », explique le président de la Chambre d’agriculture.