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La filière volaille encore secouée par L214

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L’association anti-viande L214 use une fois de plus d’images chocs pour dénoncer les conditions d’élevage de volailles en bâtiments. Depuis le 12 juin circule sur la toile une vidéo à charge contre une exploitation située à Saint-Fulgent (Vendée), et dont les poulets sont destinés à Maître Coq. C’est d’ailleurs l’entreprise agroalimentaire qui est davantage dans le viseur des défenseurs des animaux, que l’élevage lui-même. Dans un rapport d’une vingtaine de pages, l’association déclare avoir tourné les images fin avril et début mai. Elle y détaille point par point les manquements au bien-être animal constatés. Sont ainsi dénoncés une densité trop élevée, une absence de soins aux animaux, un défaut de retrait des cadavres, ou encore une litière insuffisamment renouvelée. Des détails que l’association confronte aux promesses de Maître coq, qui sur son site internet dédie une page au respect du bien-être des volailles, photos à l’appui.

Le rapport s’attarde surtout sur l’utilisation d’antibiotiques, qui seraient selon L214 « distribués de manière préventive et systématique dans l’alimentation » tandis que le volailler assure n’en utiliser qu’en dernier recours. « Non seulement les conditions de vie des poulets dans cet élevage sont inacceptables, mais en plus la marque nous berce d’illusions avec un discours autour du bien-être animal et de l’usage des antibiotiques qui ne correspond pas à la réalité », défend Brigitte Gothière, directrice de L214. Estimant que la communication de Maître Coq sur le bien-être animal et l’utilisation des antibiotiques est mensongère, L214 porte plainte auprès du Jury de déontologie publicitaire.

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Dans un rapport de vingt pages, L214 détaille point par point les manquements au bien-être animal