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Matières premières La finance réservée face aux propositions de la présidence française du G20

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L'Institut de la finance internationale (IIF) a exprimé le 12 septembre ses réserves sur les propositions de la présidence française du G20 pour limiter la spéculation sur les marchés de matières premières, estimant qu'elles risquaient d'en entraver le bon fonctionnement. La préparation du sommet du G20, qui se tiendra à Cannes les 3 et 4 novembre, est à l’ordre du jour de la prochaine réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, les 17 et 18 octobre à Bruxelles.

Dans un rapport intitulé L'investissement financier sur les marchés de matières premières : conséquences potentielles sur les cours et la volatilité, l'Institut de la finance internationale conclut que la présence des financiers sur ces marchés était bénéfique aux grands consommateurs de matières premières. « L'investissement financier apporte au marché une liquidité et un contrepoids aux positions essentiels », écrit l'IIF.   
Ce groupe de recherche financé par 440 institutions financières va à l'encontre de l'idée qui guide les propositions de la présidence française du G20. Paris cherche à ce que les régulateurs financiers mondiaux se mettent d'accord pour limiter la présence et l'influence des intervenants purement financiers.

Manque de preuves
« Nous avons le sentiment que les responsables, ou les gens qui veulent agir en faveur d'une éventuelle régulation des matières premières, devraient faire davantage d'analyse, davantage de travail pour prouver leur point de vue selon lequel les investissements financiers ont véritablement des conséquences sur les cours », a affirmé lors d'une conférence de presse le directeur général adjoint de l'IIF, Hung Tran. 
L'institut critique par exemple l'idée d'imposer des limites aux positions prises par un intervenant sur le marché d'une matière première.
La rédaction du rapport de l'IIF avait été suggérée par la France lors d'une réunion des ministres des finances du G20 à Paris en février.
En juin dernier, les ministres de l’agriculture du G20, réunis à Paris, avaient « fortement encouragé » leurs collègues des finances à « prendre les décisions appropriées pour une meilleure régulation et supervision des marchés financiers agricoles » (1).

(1) Voir n° 3307 du 27/06/11

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