Le programme de l’assemblée générale de la Fédération nationale d’agriculture biologique aura été chargé. À l’heure où les producteurs bio défendent leur demi-siècle d’expérience et leur légitimité en tant qu’acteur de l’agro-écologie prônée par le ministre, la Fnab réfléchit aux moyens d’assurer le changement d’échelle qui se profile.
Hier pionnière, désormais en progression constante, l’agriculture biologique voit un nouveau virage arriver : celui d’une diffusion plus importante dans le monde agricole. Le « changement d’échelle », qui permettra de décoller résolument de la barre des 4% de la surface agricole nationale aujourd’hui en production biologique, est une question ouverte pour les professionnels de la bio. Aujourd’hui, 10 000 producteurs sont en bio, mais, selon les projections du service statistique du ministère de l’Agriculture, ils pourraient passer à 50 000 à moyen terme. « Nous réfléchissons à la façon dont le réseau Fnab peut accueillir ces nouveaux producteurs qui, sociologiquement, ne sont pas les pionniers, les fondateurs, qui ont fait la Fnab », a relevé Julien Adda, secrétaire national de la Fnab, en marge de l’assemblée générale de la Fnab, le 10 avril. Face à cette diversité sociologique la fédération réfléchit aux moyens « de s’adapter, de se professionnaliser, de changer sa façon de se représenter par rapport aux agriculteurs conventionnels ».
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