La Fédération nationale de l’agriculture biologique prend acte de la volonté du gouvernement de développer la production. Mais, comme l’a souligné son président Henri Thépaut lors d’une conférence de presse le 26 février, « il va falloir mettre le paquet ». Pour atteindre l’objectif de 20% de surface bio en 2020, il faudrait convertir 5 000 exploitations par an. Actuellement, le nombre de conversions oscille entre 80 et 90. « Nous pensons que c’est jouable mais la profession agricole n’a pas encore fait ce chemin », s’inquiète le président de la FNAB. D’autant que le contexte économique, caractérisé par une flambée des matières premières, ne s’y prête pas vraiment. « Un agriculteur qui vend à prix doublé, je ne vois pas pourquoi il prendrait le risque de passer en bio »; estime-t-il.
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La FNAB juge « intéressante » la proposition d’utiliser l’article 69, prévoyant de réaffecter une partie des aides du premier pilier. Elle est également favorable au doublement du crédit d’impôt mais à condition que « cela reste forfaitaire » pour favoriser les petites structures, notamment les maraîchers qui ne bénéficient pas de soutien européen. La FNAB espère que la France saura profiter de la présidence européenne pour infléchir la PAC dans son sens. « Ce n’est pas du tout gagné », tempère son président.