La Fédération nationale bovine (FNB) attend du ministre de l’Agriculture qu’il obtienne la création d’un groupe d’experts à Bruxelles afin de trouver des solutions à la crise que vit la filière aujourd’hui. En parallèle à Bruxelles, le sujet arrive aussi sur la table avec « une inscription à l’ordre du jour du prochain Conseil informel des ministres de l’agriculture européens » en mai.
Mardi 26 avril, la Fédération nationale bovine (FNB) a rendez-vous avec Bruno Le Maire pour travailler à la mise en place d’un groupe d’experts au niveau européen , annonce Jean-Pierre Fleury, secrétaire général de la FNB. Selon un communiqué de presse du 20 avril de la FNB, ce groupe d’experts aurait « pour mandat de proposer des mesures concrètes et efficaces pour faire face, d’une part à une conjoncture largement issue de profonds dysfonctionnements de la chaîne alimentaire et du marché (dérégulation, perte de compétitivité…) et d’autre part offrir des perspectives à un secteur aux impacts largement positifs pour l’Union européenne (production de qualité, entretien du territoire, préservation de la biodiversité, …). Il s’agira, pour le groupe d’experts, de proposer des mesures structurantes dans le contexte de la hausse des prix des matières premières, des négociations Mercosur et de la PAC 2013 ». En parallèle, un courrier signé, entre autres, par le Copa-Cogeca, syndicat agricole européen, et l’Union européenne du commerce du bétail et de la viande (UECBV) a été envoyé à l’adresse de Dacian Ciolos, commissaire à l’agriculture. Il faisait état des difficultés rencontrées par la filière bovins viande, en France comme dans d’autres pays européens, et de l’unanimité au sein de cette filière pour trouver des solutions à cette crise. De plus, « la décision de la Présidence hongroise d’inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil informel des ministres de l’agriculture européens du mois de mai prochain, l’examen de l’avenir des filières animales en Europe, notamment de la filière bovine, constitue un premier pas » vers une prise en compte des demandes de la filière, avance la FNB. « Il y a une prise de conscience claire et nette à Bruxelles des difficultés des éleveurs de bovins spécialisés », déclare Jean-Pierre Fleury, qui n’hésite pas à comparer la crise de la filière bovine à celle de la filière ovine avant son plan de reconquête.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.