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Filière bovine La FNB souhaiterait des contrats incluant la référence aux coûts de production

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Une proposition de contrat entre éleveurs, organisations de producteurs et abatteurs a été révélée par la FNB (Fédération nationale bovine) lors de sa conférence de presse le 20 janvier. Les objectifs de ce contrat seraient de garantir une marge minimale aux éleveurs et l’approvisionnement des abatteurs.

La FNB (Fédération nationale bovine) a lancé une réflexion sur un « contrat à envergure nationale » entre éleveurs, organisations de producteurs et abatteurs, lors de sa conférence de presse le 20 janvier. Les éleveurs ont voulu saisir l’occasion de la future loi de modernisation de l’agriculture, qui devrait imposer la mise en place de contrats dans la plupart des secteurs agricoles.

Un indicateur du coût de production
Ce contrat viserait donc à garantir une marge minimale à l’éleveur. Actuellement, le syndicat estime qu’il manque 30 centimes d’euros par kilo de carcasse au prix de producteur. Il s’agirait donc d’officialiser un indicateur du coût de production permettant de définir la marge de l’éleveur dans le contrat. Cet indicateur serait validé à la fois par les professionnels et les pouvoirs publics.

Favorable à l’intervention de l’Etat
Par ailleurs, la FNB a proposé de créer un fonds (cofinancé à 50 % par la production, 50% par les pouvoirs publics) destiné à aider les éleveurs. « On monte le projet avec les éleveurs et les pouvoirs publics, explique Guy Hermouet, vice-premier président de la FNB. Au bout de 5 ans, on devrait atteindre une vitesse de croisière, ce qui permettrait de ne plus avoir besoin des pouvoirs publics. » Cette « caisse » interviendrait par exemple si le prix de production est inférieur à 3,7 euros alors que le coût de revient est à 4 euros par kilo de carcasse. Le syndicat précise qu’avant de recourir à cette solution, dans le cas où le prix de production se situe entre 3,7 et 3,9 euros, ce serait à l’entreprise et à l’éleveur d’intervenir.
Le contrat sécuriserait aussi l’approvisionnement des abatteurs, via la mise en place d’un cahier des charges pour que l’offre soit en adéquation avec la demande. « Nous voulons commencer par contractualiser 30% de la production de jeunes animaux (jeunes bovins, bœufs et génisses), explique Guy Hermouet. Cela doit créer un effet de levier. »

Vers une transparence des transactions commerciales
Dans cette logique, l’étude sur la répartition des marges dans la filière bovine a été lancée le 19 janvier dans le cadre de l’observatoire des prix et marges. « Le travail va être de choisir des morceaux représentatifs, explique Thierry Rapin, directeur de la FNB. Mais aussi des données de prix à chaque stade de la filière pour comprendre comment se forment les prix et où se situent les marges. » Une première série de résultats est attendue dans trois mois.

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