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Filière bovine La FNB veut promouvoir un « projet de filière »

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Les 3 et 4 février 2010 à Angers, la FNB (Fédération nationale bovine) tiendra son assemblée générale. L’occasion de préciser les orientations qu’elles compte suivre ces prochains mois, et de présenter un « projet de filière ».

À quelques jours de son assemblée générale qui aura lieu les 3 et 4 février 2010 à Angers, la FNB (Fédération nationale bovine) a révélé les grandes lignes de son programme 2010. L’occasion de dévoiler le nouveau « projet de filière » mais aussi de réitérer ses demandes à l’Etat.
Le « projet de filière » qu’entend mettre sur pied la FNB passe tout d’abord par une organisation interne de la filière bovins-viande. A cet effet, un nouveau type de contractualisation a été conçu par le syndicat. Basé sur un schéma tripartite entre éleveur-OP-abatteur, le contrat incluerait un indicateur de coût de production, validé à la fois par les professionnels et par les pouvoirs publics. La FNB entend aussi proposer la création d’une « caisse de sécurisation » (alimentée à 50% par la production et à 50 % par les pouvoirs publics) destinée à sécuriser la marge de l’éleveur. Quant à l’abatteur, le contrat lui confèrerait une sécurité d’approvisionnement. Outre la contractualisation, la FNB entend poursuivre la mise en place d’une structure coordonnant un ensemble d’OP afin de pouvoir regrouper l’offre par « segment de marché » et peser davantage lors de la négociation du prix.

(Re)formuler ses demandes à l’Etat
L’assemblée générale sera aussi l’occasion, pour la FNB, de formuler de nouvelles – et plus anciennes – requêtes aux pouvoirs publics. Considérant le « plan Sarkozy largement insuffisant en crédits et inadapté pour l’élevage dans ses modalités », la FNB demandera des mesures complémentaires d’aide au revenu des éleveurs bovins-viande. Elle somme également l’Etat de respecter ses engagements, à savoir le maintien de deux types de soutiens que sont les DPU et la PHAE, conformément à ce qui avait été annoncé par le gouvernement en février dernier dans le cadre du bilan de santé de la Pac. La FNB entend aussi réclamer un allégements des charges, dont notamment la suppression de la TFNB (taxe sur le foncier non bâti), l’exonération de la taxe carbone, un moratoire sur toute nouvelle norme européenne et enfin la révision de l’acte vétérinaire. « Il faut que les choses soient claires, explique Pierre Chevalier, président de la FNB. Un éleveur a un bac + 2, soit l’équivalent d’une formation d’infirmière. Pourquoi ne peut-il pas faire une piqûre à l’animal quand l’infirmière, elle, peut faire une piqûre à l’homme ? ». Plus généralement, la FNB insistera sur la nécessité d’une gestion publique des marchés.

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