Abonné

Ovins La FNO veut avoir « un état d'esprit de conquérant »

- - 3 min

Interrogé à la veille du congrès de la Fédération nationale ovine (FNO), les 29 et 30 avril en Alsace, son président, Serge Préveraud, porte un regard résolument positif sur la filière.

Quel est l'état d'esprit de ce congrès ?

«Nous voulons transmettre un état d'esprit de conquérant ! Nous pouvons nous plaindre sans arrêt, mais si nous voulons intéresser des gens, il faut donner envie. C'est notre objectif. Nous ne souhaitons pas passer deux jours à être défaitistes. C'est dans ce sens que nous organisons une table ronde sur Inn'Ovin, le nouveau programme de développement de la filière ovine, signé par Stéphane Le Foll, au dernier Salon de l'agriculture.

En quoi consiste ce programme ?

ll tourne autour de quatre chantiers stratégiques : l'installation, la technique, le social et l'énergie. L'installation des jeunes est un vrai problème dans la filière. Par ailleurs, nous souhaitons améliorer la technicité des élevages et les conditions de travail, ce qui rendra aussi le métier plus attrayant. Nous pensons également que l'énergie renouvelable sera un sujet d'avenir. Il va falloir vendre ce programme, d'où, dans notre table ronde, la présence de Vincent Collet, entraîneur de l'équipe de France de basket-ball ! Il avait un projet et il nous expliquera comment il l'a mené jusqu'au bout.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Finalement l'ambiance est plutôt bonne ?

Oui ! Il y a des difficultés, c'est indéniable. Mais les choses vont mieux. Je dis souvent que l'élevage ovin est convalescent. Par exemple, le rééquilibrage des aides dans la nouvelle Pac est une bonne chose comme le recouplage. Globalement, la filière ovine s'y retrouve. Tout n'est cependant pas acquis. Ainsi, le sujet du loup ne nous satisfait pas. C'est un dossier très pénible. Il faut absolument que l'on régule cet animal qui n'est plus en danger. Le ministère de l'Ecologie doit prendre ce dossier en main !

Congrès FNO : la Belgique critique sur la régionalisation à la française

« Mon ressenti cette année, pour cette première journée de congrès de la Fédération nationale ovine (FNO), c'est la difficulté de la France à assimiler les structures régionalisées », s'est exclamé Jean Devillers, président de la Fédération interprofessionnelle caprine et ovine wallone, le 29 avril. Régulièrement invité au congrès de la FNO, il participait à la première journée de l'assemblée. En Belgique, le premier et le deuxième pilier de la Pac sont régionalisés, avec une simplification administrative pour l'attribution des aides et les contrôles. Entre les éleveurs flamands et les éleveurs wallons, l'application de la Pac est donc différente. « Mais les éleveurs ne râlent pas pour autant ! », insiste Jean Devillers qui rappelle que « l'année dernière encore, la prime ovine n'existait même pas en Belgique ! ». Présent depuis plusieurs années au congrès de la FNO, il reconnaît l'appui de ce syndicat qui a aidé à valoriser l'élevage ovin belge auprès de Bruxelles. Il remarque à quel point la France « s'en est rajouté une couche sur le plan administratif », invoquant comme excuse les demandes de la Commission européenne.