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Anciens exploitants La FNSEA attend des avancées concrètes sur les retraites

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La Section nationale des anciens exploitants de la FNSEA a fermement demandé lors de son assemblée générale du 18 mars, « l’application des 75 % du Smic pour les retraites agricoles, comme promis par la loi ». Le syndicat attend un appui de Jean-Michel Lemétayer sur ce sujet notamment au prochain congrès de la FNSEA les 2 et 3 avril.

«Le problème des retraites ne concerne pas que les retraités. Les actifs doivent aussi s’impliquer », a déclaré le 18 mars Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, lors de l’assemblée générale de la Section nationale des anciens exploitants (SNAE) de la FNSEA. « C’est durant notre carrière professionnelle que les choses se préparent. Il faut sensibiliser les actifs et notamment les jeunes », a-t-il ajouté. La revalorisation des retraites agricoles a constitué l’essentiel des revendications des anciens exploitants lors de l’assemblée générale. Même s’ils reconnaissent « certaines avancées récentes », comme la retraite complémentaire obligatoire (RCO), ils s’estiment toujours lésés par rapport aux autres régimes.

Des réponses concrètes attendues

Le président de la section, Raymond Mangon, demande principalement que la « loi sur la RCO soit respectée, notamment sur la référence aux 75 % du Smic et que la retraite des conjointes soit d’un montant au moins égal au minimum vieillesse ». « La loi avait promis une retraite à 75 % du Smic, mais aujourd’hui, elles sont toujours, en moyenne, à moins de 70 % » a souligné Dominique Barrau. « Nous demandons que cette revalorisation soit financée uniquement par la solidarité nationale, comme cela a été accordé aux salariés », affirme-t-il. « Nous ne serons pas des partenaires responsables dans les négociations sur les 85 % du Smic(Ndlr : que souhaite mettre en place le gouvernement) si nous n’obtenons rien sur les 75% », a-t-il ajouté. En clair : la FNSEA ne s’opposerait pas à ce que les agriculteurs augmentent leurs cotisations si la retraite à 75 % du Smic est d’abord assurée par la « solidarité nationale ».

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« Une question urgente de justice »

Représentant le ministre Michel Barnier, Claude Viau, conseillère technique sur les questions sociales, a reconnu que « le niveau des retraites des conjointes et des veuves reste très bas », parlant même de « conditions indignes ». Mais, au grand regret des congressistes, elle n’a finalement rien annoncé de nouveau, rappelant seulement les engagements récents du chef de l’Etat : « Augmentation du minimum vieillesse de 25 % sur 5 ans ainsi que le passage de 54 à 60 % des pensions de reversions en 5 ans ». « Le président de la République a fait de la revalorisation des petites retraites une question urgente de justice », a-t-elle ajouté. Agacé par l’absence d’avancées concrètes, Raymond Mangon a lancé un « C’est pour quand ? » en tribune, largement applaudi par la salle. « Nous ne pourrons pas nous contenter de promesses vagues. Nous attendons des positions fermes de Jean-Michel Lémétayer lors du congrès de la FNSEA (Ndlr : les 2 et 3 avril) et des réponses concrètes et précises du gouvernement », a-t-il affirmé en avertissant que, « sinon, la deuxième quinzaine d’avril pourrait être moins calme que d’habitude ».