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La FNSEA fait du sujet des relations commerciales son « axe fort »

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La FNSEA fait du sujet des relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs un « axe fort » de ses treize propositions pour le débat des présidentielles, a-t-elle indiqué à l’issue de la réunion du comité de suivi interministériel des relations commerciales du 20 décembre. Prenant bonne note des avancées de la Loi Sapin II, elle demande une refonte en profondeur de la Loi de modernisation de l’économie (LME) et du cadre des relations commerciales.

« Il faut désormais une volonté politique pour […] renverser enfin le déséquilibre structurel entre les maillons. La FNSEA en a fait un axe fort de ses treize propositions pour le débat des présidentielles », a déclaré le syndicat dans un communiqué, après la réunion du comité de suivi des relations commerciales du 20 décembre. Ce dernier a rassemblé les professionnels (producteurs, transformateurs, distributeurs) et trois ministres (Économie, Agriculture et Industrie). Contenu de cet axe : au niveau national, la réforme du cadre des relations commerciales avec un État garant de règles du jeu équilibrées ; au niveau communautaire, la défense de l’exception agricole dans le droit de la concurrence sécurisant l’organisation des filières.

Prendre en compte les coûts de production tout au long de la chaîne alimentaire

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« Redonner de la valeur aux produits est indispensable », les différents maillons de la chaîne alimentaire et les pouvoirs publics « doivent travailler dans ce sens ». La prochaine élection présidentielle « sera l’occasion d’avoir, au-delà d’un débat, de vrais engagements sur le sujet », espère la FNSEA. Les ministres l’ont exposé lors du comité de suivi : la Loi Sapin II comporte plusieurs avancées, a souligné la FNSEA. En particulier, la prise en compte des coûts de production en agriculture dans tous les contrats de la chaîne alimentaire « doit contribuer à inverser la logique de construction du prix ». Cependant, pour être pleinement effective, cette loi « mérite d’être complétée par une refonte plus en profondeur de la LME et du cadre des relations commerciales ». La centrale syndicale estime disposer dorénavant des éléments objectifs permettant d’établir un bilan, avec l’étude présentée par trois économistes au comité de suivi (voir dans ce numéro, même rubrique). Cette étude montre que la LME mène à une concentration des centrales d’achat destructrice de la valeur au sein de la chaîne alimentaire. « Les agriculteurs sont depuis trop longtemps une variable d’ajustement. Faut-il rappeler que la Ferme France a perdu plus de 5 milliards d’euros en 2016 ? », conclut la FNSEA.

La prochaine élection présidentielle « sera l’occasion d’avoir, au-delà d’un débat, de vrais engagements sur le sujet »