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LME/Prix La FNSEA hausse le ton face au gouvernement

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Lors de son discours de clôture du congrès de la FNSEA, le 28 mars à Troyes, son président Xavier Beulin a fait preuve d’une grande combativité, demandant au ministre de tutelle de s’engager davantage sur des sujets aussi brûlants que l’élevage, qui doit « devenir une cause nationale », mais aussi l’écotaxe et les contraintes écologiques. Une large part de son discours a également été consacrée au pouvoir de négociation des producteurs. L’agriculture, constate le leader syndical, « est le seul secteur de l’économie française à ne pas pouvoir répercuter l’évolution des coûts de production », une situation qui exaspère les paysans qui « ont autre chose à faire que d’aller pailler les GMS ! ».

Assainir les négociations commerciales

Pour Xavier Beulin, « l’Etat doit assumer son rôle de gendarme » pour faire appliquer les accords de la LME et assainir les négociations commerciales. Il demande que les pouvoirs publics fassent cesser des pratiques qui voient « des contrats vidés de leur contenu, des réductions exigées sans aucune contrepartie, des pressions psychologiques et économiques scandaleuses exercées par les enseignes sur les entreprises (des PME pour l’essentiel) ». Pour lui, les acteurs de la filière ne peuvent plus se contenter de promesses, comme celles faites en novembre dernier lors des tables rondes des filières, ni lors du Salon de l’agriculture. Il en appelle à une organisation plus mature des filières. « Il faut que les transformateurs jouent le jeu : compétitivité, innovation, restructurations intelligentes, contractualisation… Et nous attendons de la BPI qu’elles dégagent les moyens indispensables pour les accompagner », poursuit Xavier Beulin. Il demande, dans cette optique un renforcement des interprofessions .

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