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Biodiversité La FNSEA met en place un contrat de prestation de services environnementaux

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La FNSEA, syndicat agricole majoritaire, a présenté en conférence de presse à Paris, le 1er juillet, un contrat de prestation de services environnementaux. L'objectif est de remplacer la logique d'obligations en terme de biodiversité dans le projet de loi en cours de discussion au Parlement.

« Nous ne sommes pas en opposition sur le fond de cette loi (biodiversité, ndlr) », a déclaré Xavier Beulin, président de la FNSEA, en conférence à Paris, le 1er juillet. « Mais nous avons des demandes à formuler ». La FNSEA vient de mettre en place un contrat de prestation de services environnementaux (CPSE). Il porte sur « les services rendus par une activité humaine utilisant les fonctions écologiques d'un écosystème pour maintenir ou améliorer l'environnement ». Le syndicat a proposé un amendement au projet de loi biodiversité pour « remplacer les obligations par des contrats » et espère que ce CPSE sera pris en compte. Le texte de loi biodiversité doit être examiné en séance publique au Sénat en octobre. Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, a rappelé que les agriculteurs sont des acteurs de la biodiversité. Reste à « mieux communiquer ». Christiane Lambert rappelle que la fondation Farre (Forum des agriculteurs responsables respectueux de l'environnement) a mis en place pas moins de 200 indicateurs pour quantifier les initiatives agricoles en faveur de la biodiversité : nombre d'oiseaux, de gibiers, etc.

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Outre l'amendement pour passer d'une logique d'obligations à une logique contractuelle, la FNSEA a déposé un amendement pour supprimer le zonage priorité pour la biodiversité du texte de loi. « Il existe déjà onze zonages pour l'environnement. Nous n'en voulons pas d'un supplémentaire », poursuit Christiane Lambert.