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La FNSEA peine à désigner ses conseillers prud’homaux

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D’ici le 15 juin, la FNSEA devra avoir désigné 602 conseillers prud’homaux (585 en section agricole, 17 en section encadrement) pour un mandat de quatre ans. Seule organisation représentative des employeurs agricoles à avoir obtenu des sièges dans les sections agricoles des prud’hommes, la FNSEA semble peiner à remplir tous les mandats vacants. « Même si nous avons bien conscience de la difficulté à trouver des candidats, il nous appartient de ne laisser aucun siège vide », martèle Légumes de France (producteurs de Légumes, FNSEA) dans sa newsletter hebdomadaire Direct Légumes du 29 avril. La branche légumière du syndicat majoritaire rappelle au passage qu'« il est possible d’aller chercher des candidats en dehors de la FNSEA (FNCuma, Unep, FNEDT, FNB, FNCA, employeurs non syndiqués…) ».

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Légumes de France a aussi mis en en ligne un manifeste expliquant les tenants et aboutissants d’être « conseiller prud’homal au nom de la FNSEA » pour que la profession puisse continuer à défendre les employeurs dans certains différends avec les salariés. « Il est important de démontrer que nous sommes attachés à cette juridiction atypique pour éviter de la voir remplacée à terme par des juges professionnels », souligne le manifeste. Interrogé le 23 mai, le service Emploi de la FNSEA a confirmé qu’il est difficile « à certains endroits » de pourvoir les sièges de conseillers. « C’est notamment dû au peu d’affaires suivies en section agricole, dont nous ne pouvons que nous en féliciter », a commenté le syndicat majoritaire. Composé d’un collège salariés et d’un collège employeurs, le Conseil des prud’hommes est la juridiction compétente pour régler par conciliation, ou à défaut par jugement, les litiges individuels entre employeurs et salariés portant sur la relation de travail, le contrat de travail et la rupture de ce dernier.

Éviter le remplacement à terme par des juges professionnels