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La foodtech française a levé 150 M€ en 2020

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Selon les données présentées par Xerfi-Precepta, les entreprises de la foodtech française ont levé 150 millions d’euros au cours de l’année 2020, à l’occasion de 37 opérations. Le montant est en hausse de 45 % par rapport à 2019, et le nombre de dossiers a fortement progressé : 23 « deals » avaient été réalisés en 2019. Chaque opération atteint en moyenne 4 millions d’euros, soit 500 000 euros de moins qu’en 2019.

Avec la crise sanitaire, les confinements, le télétravail et les fermetures de restaurants, les start-up de livraison remportent un certain succès, tout comme celles du circuit court. Et preuve que la motivation environnementale est bien présente à l’esprit des investisseurs, les start-up opérant dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et la notation nutritionnelle « ont été très peu affectées », estime Xerfi-Precepta.

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Pour les prochains mois, le cabinet d’études met en avant plusieurs enjeux que les jeunes entreprises devront prendre en compte pour atteindre la rentabilité comme « améliorer l’efficacité opérationnelle et la logistique, grâce à des outils technologiques performants » ou « composer avec les limites de la livraison externalisée, en adoptant une logique plus socio-responsable ». Et même si les investisseurs devraient être au rendez-vous en 2021 pour la foodtech, les sociétés de livraison pourraient être moins attirantes à cause de « la frilosité d’un nombre croissant de restaurants à recourir aux services de livraison en raison des commissions jugées trop élevées. » En revanche, la restauration virtuelle restera très dynamique d’ici 2023, tout comme les marketplaces alimentaires et les plateformes de circuits courts.

De nouveaux acteurs devraient jouer un rôle plus important à l’avenir dans le financement de la foodtech : « distributeurs, géants de l’internet, restauration collective, industrie agroalimentaire » dans la mesure où des synergies peuvent être trouvées et que ces entreprises représentent des relais de croissance pour leur activité. Et s’il ne faut exclure des disparitions d’entreprises de ce secteur dans les prochaines années, faute de rentabilité, « les méga-fusions seront d’actualité, comme celles intervenues à l’échelle mondiale en 2020 entre Just Eat et Take Away, Just Eat Take Away et GrubHub ou encore Uber Eats et Postmates. »