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Négociations de l’OMC La France demande à Bruxelles de faire preuve de transparence

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La France a de nouveau demandé à la Commission européenne, lors de la réunion du 21 juin des représentants permanents des Vingt-cinq à Bruxelles, de faire preuve de transparence et d’associer étroitement les États membres de l’UE alors que va débuter une phase importante des négociations de l’OMC.

Soutenue par l’Autriche et le Royaume-Uni, la France a souhaité que la Commission, qui négocie au nom des États membres, joue la transparence et la coopération dans la perspective de la conférence ministérielle de l’OMC de la mi-décembre à Hong Kong, qui sera précédée par une « mini-ministérielle » en Chine à la mi-juillet et par une réunion du Conseil général de l’organisation fin juillet à Genève.

Sur la même ligne que Paris, l’Espagne et la Pologne ont souligné que certains arrangements pouvaient constituer une étape décisive et irréversible de ces pourparlers multilatéraux. D’où, selon ces deux pays, la nécessité de définir un « modus operandi » pour la coopération entre les États membres et la Commission.

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L’Afrique « pas prête pour le libre-échange », selon M. Chirac

Recevant le 28 juin une trentaine de dirigeants d’ONG pour préparer le sommet du G8 qui se tiendra les 7 et 8 juillet à Gleneagles (Ecosse) et sera consacré à l’aide à l’Afrique et au réchauffement climatique, Jacques Chirac a indiqué qu’il défendrait « les intérêts de l’Afrique pour une solution rapide, de la part des Etats-Unis, au dossier du coton pour lequel l’Europe a pris une position positive, ce qui n’est pas le cas de tous ». Les pays africains producteurs de coton ont exigé en mars dernier que Washington obtempère avant la fin de l’année à la décision de l’OMC qui a condamné les subventions aux producteurs américains de coton.

Le président français a souligné qu’il comptait défendre à Gleneagles « la nécessité de préserver les débouchés des exportations africaines, en améliorant, harmonisant et simplifiant les régimes de préférences que leur accordent les pays développés ». Il a jugé qu’« il est temps de reconnaître que l’Afrique n’est pas prête pour le libre-échange avec les pays développés », et souhaité que l’Europe « réexamine en profondeur» le concept des futurs accords de partenariat économique avec l’Afrique, qui, selon lui, sont caractérisés par « une logique de libre-échange », alors que « l’Afrique doit pouvoir exporter davantage mais également pouvoir protéger son marché intérieur». M. Chirac a appelé à « revenir à l’esprit de Cotonou», du nom de l’accord de partenariat qui lie depuis 2000 l’UE et ses partenaires du groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP).