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Volaille La France face à un risque « élevé » d’influenza aviaire

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La France a relevé le 6 décembre son niveau de risque d’influenza aviaire à "élevé" après la découverte de nouveaux cas provoqués par des oiseaux migrateurs, ce qui entraîne de nouvelles mesures de restriction de mouvement et de confinement dans les élevages.

L’ensemble du territoire est concerné après la découverte de foyers d’influenza aviaire H5N8, "hautement pathogène" pour les oiseaux, dans des élevages du Sud-Ouest, et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et en Haute-Savoie, a annoncé le ministère de l’Agriculture. "Tant que les flux migratoires ne sont pas terminés, on peut avoir des oiseaux migrateurs qui se posent et meurent dans les zones humides ou en dehors", risquant de disséminer la maladie, a expliqué à l’AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture. L’élévation du niveau de risque est liée au fait que la volaille a été contaminée, y compris hors des zones humides, a-t-il ajouté.

Le risque "élevé" déclenche l’instauration de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national, dont l’obligation de confinement ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et les basses-cours, et l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, en particulier sur les marchés. Pour Loïc Evain, "il y a deux fronts en parallèle : il faut protéger les élevages d’une contamination par la faune sauvage, et une fois que la contamination est avérée sur la volaille, il faut absolument éviter qu’elle ne se propage de volaille à volaille. C’est pour cela qu’on a pris des mesures très fortes ce week-end pour cantonner la diffusion".

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Même si le virus ne présente aucun danger pour l’homme et que canards et autres volailles restent consommables, cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière, déjà frappée par une épidémie et une suspension de l’élevage au printemps dernier. Cette mesure drastique avait permis de venir à bout du virus, au prix d’une perte de production de 25 % pour la filière foie gras. La réouverture éventuelle du marché japonais pour 2017, espérée par les professionnels du foie gras, est d’ores et déjà remise à plus tard.

"L’épisode de 2015 a permis à la filière et aux éleveurs d’acquérir une forte expérience de cette maladie animale et les a conduits à adopter des mesures de biosécurité drastiques qui leur permettent aujourd’hui de lutter efficacement contre sa propagation : il faut aller plus vite que le virus", assure le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) dans un communiqué diffusé le 6 décembre. Les professionnels ont demandé au ministère d’agir au plus vite en déployant un périmètre de 10 km autour d’un élevage enregistrant une très forte mortalité sans attendre les résultats du laboratoire national de référence. D’après le Cifog, sept exploitations de palmipèdes à foie gras étaient concernées par le virus H5N8 au 6 décembre.