La France travaille pour ouvrir de nouveaux marchés à l'export, afin d'offrir des débouchés aux agriculteurs touchés par l'embargo russe sur les produits agroalimentaires européens, a affirmé Stéphane Le Foll au Space.
LE ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a affirmé que la France travaillait à l'ouverture de nouveaux débouchés pour compenser la perte du marché russe, le 16 septembre au Space, le salon international des productions animales, à Rennes.
« Il faut que l'on soit coordonnés et solidaires à l'échelle européenne », a demandé le ministre. En réponse au monde agricole, qui demande que d'autres budgets que la Pac soient mobilisés, il a déclaré qu'il fallait « d'abord dépenser ce qui a été annoncé par la Commission européenne, soit 180 millions d'euros », ainsi que « le fonds de gestion de crise de près de 400 million d'euros ». Ensuite, « si on a des besoins, il faudra qu'on regarde qui finance au delà de la Pac ».
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Pour compenser la perte du marché russe, la France travaille « sur toutes les opportunités qui nous sont ouvertes sur d'autres marchés ». Pour la pomme, « l'ouverture du marché américain, sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois, est en train d'être finalisée ». Pour les fruits, une mission de Taïwan va « bientôt » être accueillie, et des négociations sont en cours avec la Tunisie et le Vietnam. Pour la viande bovine, une mission des services vétérinaires philippins a été accueillie la semaine dernière. « C'est un nouveau marché et nous avons bon espoir de l'ouverture à plusieurs entreprises françaises ». Le travail se poursuit avec l'Algérie sur la viande bovine, et avec la Chine pour « le maintien de l'ouverture » à la viande porcine. Pour le lait, « des résultats » ont été obtenus pour l'Indonésie, et des négociations sont en cours avec le Brésil.
Garder le contact avec la Russie
Les autorités françaises n'ont pas perdu le contact avec la Russie, en espérant la fin de l'embargo décidé par Vladimir Poutine en représailles aux sanctions occidentales contre la la politique russe en Ukraine. Une mission d'experts vétérinaires russes sera accueillie par la direction générale de l'agriculture et de l'alimentation (DGAL) du ministère et l'Anses du 23 au 25 septembre. Au menu, l'embargo sanitaire décidé fin janvier par la Russie sur les produits porcins par crainte de peste porcine, avant l'embargo politique. « Nous continuons le travail pour éviter de couper tous les liens, et le jour où l'embargo politique sera levé, nous auront réglé ces questions », a affirmé Stéphane Le Foll.