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La France soutient la notion de profils nutritionnels

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Afin d’arriver à un accord politique en juin, les experts des Quinze ont débuté leurs travaux sur la proposition de la Commission relative aux allégations nutritionnelles et de santé.

Lors du débat entre experts sur la proposition de la Commission concernant les allégations nutritionnelles et de santé, la 7 janvier, la France a affiché son soutien à la notion controversée de profil nutritionnel proposée par Bruxelles. Cette notion est dictée par la volonté de l’Europe d’écarter certains aliments considérés comme “mauvais” pour la santé des consommateurs en leur retirant la possibilité de vanter les mérites d’un aspect particulier de leur profil nutritionnel. Ainsi, des aliments particulièrement gras ne pourraient pas se targuer de contenir des vitamines en quantité.

Clarification

Si elle est favorable à cette notion, la France souhaite lui apporter quelques précisions. Elle propose notamment que le profil nutritionnel des aliments soit établi en prenant en compte la composition globale de l’aliment ainsi que l’importance de la denrée dans le régime alimentaire. Elle souligne que les profils nutritionnels doivent être fondés sur des connaissances scientifiques solides. L’idée est émise de ne pas s’en tenir à une simple interdiction de faire des allégations pour les aliments au profil nutritionnel contesté. Il est proposé d’imposer une allégation négative, une mise en garde des consommateurs pour les produits susceptibles de présenter un risque pour la santé en cas de consommation excessive, comme cela se fait à un niveau extrême, pour le tabac.

Réserves

Pour autant, le document de la Commission ne fait pas l’unanimité, loin de là : l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont émis des réserves sur tout ou partie du texte. L’expert ibérique soulève en particulier l’importance de prendre en compte les différences d’habitudes alimentaires au sein de l’Union même si l’Europe doit établir des profils nutritionnels harmonisés.

Le débat achoppe enfin sur le champ d’application du règlement. Certains veulent qu’il s’applique à toutes les publicités, même quand elles sont lancées dans un cadre collectif. Seule exception, la France souhaite que les allégations soient autorisées pour les publicités collectives diffusées par les pouvoirs publics. La question de l’application des futures règles aux fruits et légumes vendus en vrac est aussi posée. Concernant les aliments pour nourrissons, une proposition danoise va dans le sens d’une interdiction pure et simple.

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Il est proposé d’imposer une allégation négative, une mise en garde des consommateurs pour les produits susceptibles de présenter un risque pour la santé