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Commerce extérieur agricole et alimentaire La France veut intensifier ses échanges commerciaux avec l’Inde

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La France veut intensifier ses échanges commerciaux avec l’Inde dans le domaine agricole et alimentaire. C’est ce qui ressort de la rencontre, le 3 février, entre les ministres de l’Agriculture français et indien et avec Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur. Bruno Le Maire compte aussi développer la coopération dans le domaine des technologies liées à l’alimentation et dans le domaine de la politique alimentaire mondiale.

La France et l’Inde « ont décidé de lancer un partenariat stratégique » d’intensification de leurs échanges commerciaux, a déclaré le ministre français de l’Agriculture, Bruno Le Maire, avec à ses côtés son homologue indien, Subodh Kant Sahai, le 3 février. Les exportations agricoles et alimentaires françaises vers l’Inde ont baissé ces dernières années. Elles sont passées de 86 millions d’euros en 2006 à 44 millions en 2008. « C’est tout-à-fait insuffisant et pas du tout à la dimension de ce pays d’un milliard d’habitants », a commenté Bruno Le Maire.

La demande indienne en forte hausse
L’Inde est la quatrième puissance agricole mondiale derrière les États-Unis, l’UE et la Chine, mais son autosuffisance alimentaire est menacée par sa croissance démographique (+15 millions d’habitants chaque année), indique-t-on chez Ubifrance. « Avec une demande intérieure de produits agroalimentaires et agricoles en forte hausse, le potentiel que représente le marché indien semble évident », ajoute Ubifrance. Ce potentiel est insuffisamment exploité, les échanges agroalimentaires entre la France et l’Inde étant freinés par l’importance des barrières tarifaires.
« Nous ne produisons que 3 000 tonnes par hectare quand d’autres en produisent 6 000 », a déploré le ministre indien, précisant : « Nous avons besoin de réaliser des investissements » dans la tranformation et le stockage des récoltes. Les besoins de l’Inde concernent entre autres les filières laitières, légumières et amidonnières : les deux ministres étaient accompagnés des dirigeants de Danone, Lactalis, Bonduelle et Roquette, ainsi que Carrefour.

Une coopération dans la technologie et la politique alimentaire
L’Inde a beaucoup besoin d’équipements et de conseils : « Seulement 10% de nos produits agricoles sont transformés. Nous voudrions faire passer cette proportion à 20-30% au moins », a ajouté Subodh Kant Sahai. Dans ce pays où la présence américaine est très forte, à travers des firmes comme Monsanto et Wallmart, les échanges avec la France sont souhaités du côté indien, tout comme du côté français, confie-t-on dans l’entourage du ministre français de l’Agriculture.
Au-delà de la volonté franco-indienne d’accroître leurs échanges agricoles et agroalimentaires, les deux pays veulent coopérer sur le plan de la technologie et de la recherche, a souligné Bruno Le Maire.
Enfin un volet politique consistera à faire valoir des positions communes sur l’agriculture et l’alimentation dans les instances internationales, en plaidant pour plus de régulation, a conclu Bruno Le Maire.

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