C’est « une perte nette de plus de 1 000 hectares par an » que constate Agreste dans une étude publiée le 10 mai, au sujet de l’analyse des superficies agricoles déclarées à la Pac en Franche-Comté entre 2008 et 2013. La Franche-Comté est composée à près de 90 % d’espaces agricoles, une surface qui peut être approchée à 95 % par les déclarations annuelles des aides Pac, selon la publication. Aussi, les chiffres produits sont plutôt représentatifs. Au vu des déclarations, les terres agricoles disparues de 2008 à 2013 représentent 9 100 ha et celles apparues 4 100 ha. « Quel que soit le département, le solde est négatif », constate l’étude. Toujours d’après elle, « les territoires pour lesquels la perte de surface déclarée est la plus importante sont situés autour des zones urbanisées, telles que l’agglomération de Besançon, l’aire urbaine de Belfort-Montbéliard, ainsi que de villes plus modestes telles que Vesoul, Lure ou Lons-le-Saunier ». Pour autant, l’étude constate que « les espaces agricoles qui ne sont plus déclarés se trouvent à 64 % hors des territoires proches des zones urbanisées ». Ainsi la pression urbaine provoque certes une accélération du phénomène de disparition des espaces agricoles, mais elle n’en est pas « la cause majoritaire ». La création d’infrastructures (routes, contournement, etc.) et la déprise agricole ont aussi des impacts importants sur l’évolution des surfaces agricoles déclarées. De plus, la pente des parcelles semble jouer un rôle dans leur abandon, bien plus que leur altitude. La taille et la forme des parcelles, ainsi que la distance au siège d’exploitation sont également des facteurs à prendre en compte, mais les données disponibles ne permettaient pas d’en faire l’analyse.
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