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Coopération Bétail et Viandes La fusion FNCBV-Coop de France adoptée à l’unanimité

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Grande satisfaction pour les adhérents de la FNCBV : la fusion avec Coop de France a été adoptée à l’unanimité lors du congrès de Saint-Malo les 11 et 12 octobre. D’autres sujets plus sensibles ont également été abordés : la taxe sur l’équarrissage et la mise aux normes des bâtiments dans le secteur porcin.

Jean-Michel Fritsch peut se réjouir. Le président de la Fédération nationale de la coopération bétail et viandes (FNCBV) a vu son projet de fusion FNCBV-Coop de France adopté à l’unanimité par les adhérents, lors du congrès de Saint-Malo les 11 et 12 octobre. « Le résultat est au-delà de mes espérances. Il montre que la coopération a une maturité et une capacité à situer les enjeux », a-t-il confié. La FNCBV devient désormais la section Bétail et viandes de Coop de France Voir Agra Presse Hebdo n°3075 du 9 octobre 2006. L’élection du nouveau bureau et du président n’interviendra que fin novembre après les élections des bureaux des différents collèges.

Le ministère reste sourd sur l’équarrissage

En dehors de cet événement de fusion, « majeur » selon l’ensemble des congressistes, Jean-Michel Fritsch et les présidents des collèges de la fédération ont évoqué en tribune plusieurs dossiers sensibles pour la filière. En premier lieu : la taxe sur l’équarrissage, payée par les entreprises, revue à la hausse en juillet. Le président de la FNCBV a appelé « chaque maillon de la filière à avoir un comportement responsable pour faire baisser ce coût», faisant ainsi écho aux déclarations du président du Syndicat de l’industrie des viandes (Sniv), Jean-Paul Bigard, le 26 septembre Voir Agra Presse Hebdo n°3074 du 2 octobre 2006. Pour Jean-Michel Fritsch, « le maillon central de la filière est exsangue ». En cause : « Des charges qui ne sont plus maîtrisables et que les entreprises ne peuvent répercuter que très partiellement à leur client. Aucune réponse concrète pour tendre à faire baisser la taxe équarrissage n’est apportée ». « Il faut redonner de la compétitivité aux entreprises pour investir dans la formation, dans l’innovation, la modernisation, voire dans la restructuration, qui sont des éléments déterminants de compétitivité », a-t-il ajouté. Là-dessus, aucune réponse du conseiller du ministre, Christophe Malvezin, lors de son discours. Le sujet, très sensible pour la filière bovine, n’a pas été évoqué une seule fois par le représentant de Dominique Bussereau. Le chapitre semble clos du côté du ministère. C’est donc toujours à l’interprofession de se débrouiller entre les éleveurs qui ne veulent pas payer une partie de la taxe et les entreprises qui s’estiment au bord du gouffre à cause de charges toujours croissantes.

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Mises aux normes des élevages porcins

Autre dossier d’actualité important : le plan d’accompagnement pour la mise en application de la directive bien-être des truies gestantes en 2013. Les éleveurs de porcs ne voient toujours rien venir et la colère monte. « Dominique Bussereau nous avait promis un plan de mise aux normes des bâtiments. Il est temps de mettre les moyens nécessaires pour cela», a lancé Yves Da Ros, président du collège porcin. Jean-Michel Serres, le président de la Fédération nationale porcine (FNP), déclarait récemment qu’il estimait à 40 millions d’euros le budget nécessaire pour ce plan, sachant, selon lui, que le budget pour un éleveur, pour une mise aux normes, est de 1 000 euros pour un bâtiment neuf et de 350 euros pour une rénovation. « La mise en œuvre d’un plan bâtiment permettrait d’étaler dès maintenant ces travaux et d’entrer progressivement en conformité », estime Jean-Michel Fritsch. « Les éleveurs de porcs n’accepteront pas d’être traités comme quantité négligeable et ils sauront le manifester», a-t-il ajouté. Le ministère de l’Agriculture semble avoir entendu les préoccupations des éleveurs de porcs. « Une réflexion est engagée. Nous avons fait des propositions. Nous allons persévérer dans cette voie» a répondu Christophe Malvezin.